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LE BLOC-NOTES - Dénoncer le crime, mais sans en accuser toute l’humanité ; témoigner d’une vie, sans basculer dans l’idéologie. Voilà, sans doute, la véritable clé de la popularité de Gisèle Pélicot.
On l’a vue émue aux larmes à la BBC, tout sourire aux côtés de la reine Camilla qui arborait un pins « shame must change sides » (malencontreusement épinglé à l’envers par Sa Majesté), solennellement décorée de l’ordre du Mérite civil par le premier ministre espagnol. Les Américains la célèbrent - le New York Time Magazine l’a choisie pour sa une -, les médias européens se disputent ses interviews, les Canadiens l’attendent à bras ouverts. Gisèle Pelicot n’est pas une victime, c’est une star mondiale ; une « icône », dit-on. Elle n’aime aucune des deux qualifications - comme on la comprend. Son livre, déjà un best-seller traduit dans une trentaine de langues, constitue - voilà qui est suffisamment rare pour être souligné - un véritable plaidoyer contre la première.
Victime, dites-vous ? Juridiquement, peut-être, mais « pas face à la vie », professe la septuagénaire. Féministe, vraiment, la nouvelle égérie des néo-féministes et des mouvements intersectionnels ? Pour…


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