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Le plus important employeur du secteur automobile du sud-ouest de l’Ontario, Toyota Canada, a réaffirmé vendredi son engagement envers ses employés canadiens, malgré l’incertitude qui règne dans d’autres secteurs de l’industrie automobile.
Le constructeur automobile a fait cette déclaration dans le cadre d’une visite de son usine de Woodstock, en Ontario, où est en cours de production la sixième génération du VUS RAV4.
Il s’agit d’une preuve significative de la confiance que Toyota accorde à ses employés, à ses usines et à son écosystème de fabrication, croit Tim Hollander, président de Toyota Motor Manufacturing Canada (TMMC).
Cela témoigne également de notre engagement à long terme envers le Canada et les collectivités où nous sommes présents.
L’entreprise est implantée au Canada depuis près de 40 ans et ses usines de Woodstock et de Cambridge emploient environ 8500 personnes. Elle affirme que la première de ses usines produirait le plus grand nombre de véhicules sur le continent.

Les négociations commerciales à venir dans le cadre de l’ACEUM demeurent une source de préoccupation selon Scott MacKenzie, directeur des affaires corporatives et externes de Toyota Canada.
Photo : Radio-Canada / Alessio Donnini
Malgré une année 2025 catastrophique pour l’industrie automobile ontarienne, Toyota poursuit ses investissements.
Rappelons que des centaines d’emplois ont été perdus suite à la fermeture de l’usine d’assemblage CAMI de General Motors à Ingersoll, et 3000 autres personnes ont été licenciées à l’usine Stellantis de Brampton, où aucun véhicule n’a été produit depuis deux ans.
En juin, Toyota a réorganisé ses usines de Woodstock et de Cambridge afin de pouvoir y fabriquer les batteries des nouveaux RAV4, au lieu de les faire produire au Japon.
Ce véhicule, exclusivement disponible en version hybride électrique, a été entièrement repensé, selon M. Hollander, qui a précisé que Toyota avait investi 1,1 milliard de dollars pour le produire au Canada.

Toyota Canada emploie 8500 personnes dans ses trois usines du Sud-Ouest de l’Ontario.
Photo : Radio-Canada / Alessio Donnini
D’après les dirigeants de l’entreprise, Toyota a investi un total de plus de 12 milliards de dollars dans ses activités canadiennes et n’envisage aucune réduction.
Cependant, pour les travailleurs de l’automobile à la recherche d’un emploi, l’entreprise a indiqué qu’elle ne prévoyait pas d’expansion.
Négociations commerciales et véhicules électriques chinois
Le député libéral Kareem Bardeesy, secrétaire parlementaire de la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, était présent vendredi. La ministre Joly a indiqué travailler sur un plan pour l’usine CAMI et soutenir les travailleurs de l’automobile.
M. Bardeesy affirme que, si le Canada doit s’adapter aux nouvelles réalités, il doit aussi tout mettre en œuvre pour consolider ses partenariats existants, reprenant ainsi les propos tenus par le premier ministre à Davos plus tôt dans la semaine.
Cette usine, son écosystème, ses consommateurs et les membres de l’équipe qui y travaillent, intégrés entre le Canada, les États-Unis, le Japon et d’autres pays, illustrent parfaitement cette intégration.
Les négociations commerciales à venir dans le cadre de l’ACEUM demeurent une source de préoccupation, indique Scott MacKenzie, directeur des affaires corporatives et externes de Toyota Canada.
Interrogé sur la question de savoir si la poursuite de la production des VUS RAV4 en Ontario dépendait d’un accord favorable, M. MacKenzie refuse de spéculer.
Je ne crois pas que nous sachions où cela nous mènera, mais nous prendrons ces décisions une fois que les détails seront plus clairs, laisse-t-il entendre. Nous croyons que la façon la plus efficace pour l’industrie nord-américaine de fonctionner est une intégration avec les trois pays participants. Je crois que la meilleure solution serait l’absence de tarifs douaniers.

Le premier RAV4 de sixième génération à sortir des chaînes de production de l’usine Toyota de Woodstock.
Photo : Radio-Canada / Alessio Donnini
La décision du premier ministre canadien Mark Carney d’autoriser l’entrée en marché de 49 000 véhicules par année a été critiquée par le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, et certains dirigeants de l’industrie automobile, qui la jugent potentiellement préjudiciable au secteur canadien.
Je crois que le gouvernement fédéral se trouvait dans une situation délicate, tiraillé entre deux grandes économies, et qu’il essayait de gérer cette situation efficacement, soutient M. MacKenzie. Je ne crois pas que cela ait une grande importance ici et je ne crois pas que cela affectera nos activités au Canada.
[Il s’agit] d’un vote de confiance renouvelé envers notre main-d’œuvre canadienne et nos activités canadiennes, conclut-il.
Avec les informations d’Alessio Donnini, CBC News


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