NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le comité citoyen « Mes soins restent ICI » du Kamouraska s'inquiète de l'accès aux résidences pour aînés dans la région.
On voit depuis quelques années l'arrivée de grandes entreprises qui œuvrent dans le secteur des résidences de personnes âgées. Mais ces résidences-là ne sont souvent pas nécessairement accessibles à la majorité des gens, explique le co-porte-parole de Mes soins restent ici, Jean-Yves Rioux.
Cette situation inquiète grandement le comité, qui y voit un bris dans l'équité d'accès aux services.
Quand on parle d'équité d'accès, ça implique d'avoir des résidences que les gens de nos milieux ont les moyens de se payer
Le comité rapporte que, lors de leur rencontre de jeudi dernier avec les représentants de Santé Québec, l’organisation a reconnu d'emblée que les récents ajouts de résidences privées au Kamouraska ciblent une clientèle bénéficiant d'une plus grande autonomie financière que la majorité de la population locale.
Faciliter le processus
L'enjeu est d'autant plus pressant que ce manque de places abordables a des répercussions directes sur l'hôpital Notre-Dame-de-Fatima, où des lits demeurent occupés par des patients qui n'ont plus besoin de soins hospitaliers, faute de pouvoir être relogés, selon le comité.
Devant cette crise d’abordabilité et d'accessibilité, le comité Mes soins restent ici lance un appel à la collaboration et demande à Santé Québec de délaisser la lourdeur administrative pour endosser un rôle de facilitateur.
L'objectif serait d'aider les promoteurs locaux, ou même communautaires, qui souhaitent développer de nouvelles résidences abordables, plutôt que de les écraser sous la complexité des normes actuelles.
Aidez-nous à vous aider, plaide M. Rioux, soulignant la volonté du milieu de s'impliquer dans la recherche de solutions.

Jean-Yves Rioux, co-porte-parole des citoyens du comité «Mes soins restent ici». (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
C'est peut-être un accompagnement, c'est peut-être faciliter l'accès aux bonnes informations, au bon encadrement, pour faire en sorte qu’un dossier puisse cheminer plus facilement, puis permettre éventuellement la création de nouvelles résidences estime-t-il.
Le comité se dit prêt à collaborer avec les instances municipales et de la santé pour renverser la vapeur.
Santé Québec – Bas-Saint-Laurent indique qu’ils n'accordent pas d’entrevue à la suite de rencontres avec leurs partenaires. L’organisation confirme cependant la tenue de la rencontre avec le comité Mes soins restent ici, et affirme qu’elle a été positive.
Bien vieillir chez soi
Ce constat d'iniquité alarme le directeur général du Carrefour 50 + du Québec, Harold Lebel, qui rappelle que le Bas-Saint-Laurent est l'une des régions les plus vieillissantes, mais aussi l'une de celles où les revenus des personnes de 65 ans et plus sont les plus faibles au Québec.

Directeur général du Carrefour 50 + du Québec, Harold LeBel, et ancien député péquiste de la circonscription de Rimouski. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte
L’organisme constate que la principale préoccupation de ses membres en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent, c’est de trouver les moyens de bien vieillir chez soi. Déménager en résidence se présente cependant tôt ou tard.
Quand Santé Québec avoue que la majorité de la population ne pourra pas avoir accès à ces RPA à cause de leurs revenus, ça suscite de l'inquiétude pour tout ce monde. Il y a des questions à se poser, estime-t-il.
Décentralisation et maintien à domicile
Au-delà de l'hébergement institutionnel, les solutions passent par un changement de cap structurel selon Harold Lebel.
Il fustige l'approche mur à mur dictée depuis la capitale nationale, qui ignore selon lui totalement les dynamiques rurales. Il presse la direction de Santé Québec – Bas-Saint-Laurent d'accentuer son rôle de défenseur des besoins locaux auprès des hautes instances provinciales.
De plus, M. Rioux et M. Lebel s'entendent pour dire que les municipalités ont aussi un rôle à jouer en matière d'aménagement du territoire, d'amélioration du transport et de services de proximité.
Selon M. Lebel, en favorisant le maintien à domicile et en créant des environnements adaptés, on retarde le moment où la question coûteuse de l'hébergement devient inévitable.


1 day_ago
33



























.jpg)






French (CA)