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Un étudiant de l’Université du Québec à Trois-Rivières mène actuellement un projet pour diminuer la population du scarabée japonais à Trois-Rivières.
Ce n’est pas la première fois que ce sujet fait les manchettes à Trois-Rivières. Plusieurs infestations de scarabées japonais ont causé bien des dommages en sol trifluvien, il y a une dizaine d’années.
Les larves de ces insectes se nourrissent notamment des racines du gazon, ce qui explique les ravages qu’ils causent aux pelouses de Trois-Rivières.

Les pièges installés au parc Lambert, à Trois-Rivières.
Photo : Radio-Canada / Olivier Croteau
Au total, 36 pièges ont été installés un peu partout dans la ville, dont au parc Lambert, dans le but d’agir en lutte biologique contre l’insecte nuisible, avec une mouche qui agit comme parasite.
L’étudiant, Matis Boisvert, s’intéresse particulièrement à l’effet de la pression urbaine sur le scarabée japonais. En raison de divers facteurs, le parc Lambert constitue un bon terrain de travail pour son étude.
Le professeur qui chapeaute l’étude, Éric Harvey, souligne qu’ils s’attendaient à voir une explosion de scarabées japonais cet été, comme c’est le cas chaque année.

Éric Harvey est professeur en sciences de l’environnement à l’Université du Québec à Trois-Rivières.
Photo : Radio-Canada / Olivier Croteau
Pourtant, c’est plutôt une diminution des populations de l’insecte indésirable qui est constatée.
Cela pourrait suggérer que le parasite est partout, et qu'il est de plus en plus efficace , ajoute le professeur en sciences de l’environnement à l’UQTR. Il note toutefois qu’à ce stade-ci, il peut s’agir d’une spéculation, bien qu’un plateau soit observé.
Situation sous contrôle
Pour sa part, la Ville qualifie la situation actuelle comme étant sous contrôle.
Pour s’assurer d’éviter les proliférations de vers blancs, la Ville traite chaque année une vingtaine de parcs et de terrains sportifs au mois de mai.

Les pièges installés au parc Lambert, à Trois-Rivières.
Photo : Radio-Canada / Olivier Croteau
Chaque année il faut qu’on refasse [les traitements] car ça dure plusieurs mois, mais on est toujours en amont de la problématique , affirme le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Mikaël Morrissette, insistant sur l’importance d’agir avant les infestations.
La Ville cible d’ailleurs des endroits spécifiques, qui sont plus susceptibles de devenir problématiques.
Ce travail de prévention ne date pas d’hier. Déjà en 2015, la Ville avait octroyé 31 000 $ afin de traiter de manière préventive une soixantaine de terrains sportifs contre les vers blancs.


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