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Dans le royaume scandinave considéré comme un des plus égalitaires du monde, le nombre de milliardaires ne cesse d’augmenter, tandis que la pauvreté progresse. Avant les élections du 13 septembre, la taxation des plus fortunés s’est imposée comme thème de campagne.

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Des affiches de campagne du Parti de gauche (Vänsterpartiet), dont l’une réclamant une taxe sur les milliardaires, à Stockholm, le 25 août 2026. Des affiches de campagne du Parti de gauche (Vänsterpartiet), dont l’une réclamant une taxe sur les milliardaires, à Stockholm, le 25 août 2026.

Dans son classement annuel des personnes les plus riches de la planète, publié en mars, le magazine américain Forbes recense 3 428 milliardaires, un record. Parmi eux, 51 Suédois. En tête, à la 107e place mondiale, Stefan Persson, 78 ans, fils d’Erling Persson, le fondateur de la marque de vêtements H&M et son ancien PDG. Les Francais, eux, sont 53, deux de plus seulement pour un pays sept fois plus peuplé.

La Suède, longtemps considérée comme une des nations les plus égalitaires du monde, serait-elle désormais un paradis pour super-riches ? La question est âprement débattue dans la campagne électorale avant les législatives du 13 septembre. A gauche, plusieurs partis réclament la mise en place d’une « taxe sur les milliardaires », qui devrait affecter quelque 500 personnes dont la fortune excède 1 milliard de couronnes (environ 898 millions d’euros). La droite s’y oppose. Le parti libéral veut même « doubler le nombre de milliardaires d’ici à 2036 ».

Secrétaire générale de l’ONG Oxfam Sweden, Hanna Nelson voit dans ces discussions un début de prise de conscience, après des années de déni. Sans doute, observe-t-elle, parce que « c’est une idée bien ancrée et un sujet de fierté pour beaucoup de Suédois que notre pays soit considéré comme très égalitaire. Mais beaucoup sont en train de se rendre compte que cette image ne correspond plus à la réalité ».

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