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La conférence de rentrée de la formation d’extrême droite Reform UK a été marquée, vendredi, par la révélation de tentatives de contournement de la loi de financement des partis. Invité d’honneur, le président du RN a signé avec Nigel Farage un « protocole d’accord » pour lutter contre l’immigration illégale.

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Jordan Bardella et Nigel Farage, au congrès annuel du parti Reform UK, à Birmingham (Royaume-Uni), le 4 septembre 2026. Jordan Bardella et Nigel Farage, au congrès annuel du parti Reform UK, à Birmingham (Royaume-Uni), le 4 septembre 2026.

Les deux hommes s’y voient déjà : l’un au 10, Downing Street, l’autre à Matignon. Nigel Farage, le chef de Reform UK, et Jordan Bardella, le président du Rassemblement national (RN) ont mis en scène, vendredi 4 septembre, à Birmingham, leur rêve d’alliance de « futurs premiers ministres » britannique et français. Le second était l’invité d’honneur, outre-Manche, de la conférence annuelle du parti d’extrême droite, qui, fort de ses succès électoraux ces deux dernières années, entend bousculer le système politique du Royaume-Uni.

Sous les applaudissements de milliers de militants inconditionnels, les deux responsables ont signé un « protocole d’accord », censé tracer les grandes lignes d’une politique commune de lutte contre l’immigration illégale en cas de victoire de leurs partis : en 2027 après la présidentielle française pour l’un, et lors des élections législatives prévues en 2029 – ou après un scrutin anticipé qu’il appelle de ses vœux –, pour l’autre.

L’objectif résumé par Nigel Farage est d’en finir « pour toujours » avec les traversées de la Manche de milliers de migrants sur des « small boats ». Ce texte, « historique » à ses yeux, précise que les personnes refoulées par les Britanniques devront être accueillies en France avant d’être renvoyées dans leur pays d’origine. Ce point a suscité des critiques à droite et à gauche, en France. L’engagement des deux dirigeants politiques survient alors que le gouvernement britannique travailliste a annoncé avoir enregistré cet été le nombre le plus bas d’arrivées de « small boats » depuis 2019, et salué la coopération avec la France.

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