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La Régie des matières résiduelles (RMR) du Lac-Saint-Jean accueille favorablement la nouvelle obligation du gouvernement provincial, qui rendra obligatoire, dès le 16 août, le suivi des PFAS (subtances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées) dans les lieux d’enfouissement technique du Québec.
Les PFAS peuvent être rejetés en quantité illimitée dans l’environnement, puisqu’il n’existe aucune norme.
Avec cette nouvelle obligation, le ministère de l’Environnement pourrait même imposer des limites de rejets de PFAS par la suite.
C'est une bonne nouvelle. Depuis quelque temps déjà l'équipe avait été consultée par le gouvernement pour valider ce qui devrait être mis en place. Avoir un cadre réglementaire, des mesures concrètes, ça va faciliter notre travail.
Le président de la Régie, Yanick Baillargeon, précise qu’à compter de la mi-août, ce n'est pas nécessairement la réglementation qui va être en place, mais les mesures de contrôle.
Après, on va recueillir des données, puis le ministère va travailler avec. Il faut savoir qu'il y a 35 PFAS, qui vont être traités à partir de ce moment-là, qui vont être détectés, qui vont être contrôlés à la sortie, ajoute-t-il.
Yanick Baillargeon explique que des PFAS ont déjà été détectés à la RMR, mais la quantité de contaminants demeure inconnue.
C'est un problème, mais ce n'est pas un problème réel parce qu'on n’a pas de mesures de contrôle ou de niveau qu'on doit traiter ou pas, souligne-t-il. C'est là qu'on va savoir si c'est vraiment un grand problème ou pas. Le ministère de l'Environnement va nous dicter quelle mesure on doit mettre en place, ce qu'il faut traiter, jusqu'à quel niveau et quel PFS on doit traiter.
C'est difficile de faire un suivi quand il n'y a pas de cadre, pas de norme réglementaire. Il faut savoir que les sites d'enfouissement ne génèrent pas de PFAS, c'est ce qu'on enfouit, c'est le matériel qu'on reçoit qui en a, expose-t-il.

Yanick Baillargeon rappelle que la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean souhaite enfouir la plus petite quantité de déchets possible.
Photo : Radio-Canada / Béatrice Rooney
Yanick Baillargeon rappelle que la Régie des matières résiduelles souhaite enfouir le moins possible.
Si on réduit à la source que ce soit des contaminants ou juste du déchet, réduire l'enfouissement, c'est un bien pour tous. C'est là-dessus qu'on travaille. Réduire le plus possible l'enfouissement, donner une deuxième vie au matériel, ça fait partie de nos pratiques de tous les jours, conclut-t-il.


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