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La NASA vient d’annoncer la découverte de l’exoplanète Elias 2-24 b, la plus jeune planète jamais observée !

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Il y a peu, l’Agence Spatiale étasunienne (NASA) a affirmé avoir découvert la plus jeune planète jamais observée. Baptisée Elias 2-24 b, il s’agit d’une exoplanète dont l’âge serait inférieur à un million d’années. Or, son existence pourrait remettre en question certaines théories relatives à la formation des planètes.

Elias 2-24 b, un « bébé planète » de moins d’un million d’années

Le 16 septembre 2026, la NASA a publié un communiqué relatant la découverte d’un « bébé planète ». Tournant encore dans son disque d’orbite initial se composant de poussière et de gaz, cet astre baptisé Elias 2-24 b est la planète la plus jeune connue à ce jour. Cette découverte est celle d’une équipe internationale de chercheurs menée par Andrea Bernardi de l’Université Diego Portales (Chili), dont la consécration arrive enfin après une décennie d’enquête. Les détails de ces travaux figurent dans la revue The Astrophysical Journal Letters.

Dans les faits, Elias 2-24 b est une géante gazeuse dont la masse équivaut à 1,9 à 4 fois celle de Jupiter. Cette exoplanète serait âgée de moins d’un million d’années, contre 4,5 milliards pour notre Terre. Par ailleurs, Elias 2-24 b se situe à environ 450 années-lumière de notre système solaire, dans la constellation d’Ophiuchus. Plus précisément, elle se trouve au cœur du complexe nuageux de Rho Ophiuchi, une gigantesque pouponnière d’étoiles visible dans le ciel nocturne.

« Nos modèles de formation planétaire peinaient déjà à expliquer les cas qui détenaient jusqu’alors le record de jeunesse — un groupe de quatre planètes à égalité, composé de deux planètes en orbite autour de l’étoile PDS 70 et de deux autres autour de l’étoile WISPIT 2, toutes âgées de plus de 5 millions d’années. », peut-on lire dans le communiqué de la NASA.

Comment les chercheurs ont-ils confirmé leur découverte ?

La confirmation d’Elias 2-24 b a nécessité de relier les pièces d’un véritable puzzle, dont la première pièce provient du grand réseau de radiotélescopes ALMA au Chili. En 2017, les astronomes avaient cartographié le disque de poussière entourant la jeune étoile Elias 2-24. Or, les images ont montré un sillon vide très net, suggérant qu’un objet massif était en train de tout balayer sur son passage. En 2023, le Très Grand Télescope (VLT) de l’Observatoire européen austral a capturé un infime point de lumière pile au milieu du sillon.

Cependant, les scientifiques ne pouvaient pas encore affirmer s’il s’agissait d’une vraie planète, d’une étoile en arrière-plan ou encore, d’un simple défaut d’image. Afin de trancher le débat, Andrea Bernardi et son équipe ont fouillé dans les archives de l’Observatoire W. M. Keck à Hawaï (Etats-Unis). Ils y ont découvert que l’étoile avait déjà été photographiée en 2018 et 2020. Cette prise a été effectuée à l’aide d’un vortex coronographe, un instrument masquant la lumière de l’étoile afin de permettre l’observation de ce qui l’entoure.

Finalement, les chercheurs ont comparé ces archives aux données récentes et ont pu mesurer précisément le déplacement du point lumineux dans le sillon, au fil des ans. Il s’avère que son mouvement suivait parfaitement une orbite mathématique autour de l’étoile. Or, ce mouvement orbital constant a apporté la preuve finale indiscutable qu’il s’agissait bien d’une planète en train de naître – la fameuse Elias 2-24 b.

Elias 2-24 b bébé planèteCrédit : NASA

Faut-il remettre en cause les théories relatives à la formation des planètes ?

Pour les responsables de ces vastes travaux, Elias 2-24 b s’est formée « beaucoup trop vite » et « beaucoup trop loin de son étoile » – une distance 55 fois plus importante que celle séparant la Terre du Soleil. Cette découverte bouscule les acquis des astrophysiciens puisque nos meilleurs modèles semblent passer à côté de processus physiques cruciaux. Or, l’affaire est importante dans la mesure où il est question de remettre en question les théories expliquant la formation des planètes.

L’un des points majeurs est la vitesse de formation. La théorie dominante concernant la naissance des géantes gazeuses est le modèle du cœur d’accrétion. Celle-ci implique une lente agglomération des poussières conduisant à la formation d’un noyau solide qui une fois solide, devient capable d’aspirer le gaz environnant. Selon les calculs existants, ce processus nécessite environ 5 millions d’années pour atteindre la taille de Jupiter. Pourtant, Elias 2-24 b possède déjà une masse équivalente à plusieurs fois celle de Jupiter alors qu’elle a moins d’un million d’années.

Désormais, les astrophysiciens devoir ajuster leurs équations pour comprendre si la matière s’agglomère de façon beaucoup plus efficace que prévu, ou si d’autres mécanismes sont à l’œuvre.

Yohan D

Rédigé par Yohan D

Vulgarisateur scientifique depuis plus de dix ans, je m’intéresse à la géographie, aux technologies et à l’environnement. J’espère attirer votre attention sur des sujets captivants !

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