NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La Nasa est bien décidée à construire une base lunaire dans un avenir proche. Ce projet extrêmement ambitieux se dévoile peu à peu dans une feuille de route qui évite soigneusement de fournir des dates trop précises.
Il faut l’avouer, lorsque Jared Isaacman a annoncé une refonte totale du programme Artémis et la construction d’une base lunaire en lieu et place de la station Lunar Gateway, les informations restaient bien maigres. L’administrateur de la Nasa évoquait une construction à partir de 2030, des installations temporaires, puis d’autres plus pérennes, sans trop de précisions supplémentaires.
Désormais, l’agence spatiale américaine a dévoilé une présentation de sa base future avec un peu plus de détails dans un document publié récemment, où il est affirmé que le but final est « une présence humaine durable sur la surface lunaire, où la Nasa débloquera l’ensemble des bénéfices scientifiques, technologiques et économiques de l’exploration de la Lune. »
3 phases, 81 lancements et 73 alunissages
Concrètement, le projet va se diviser en trois phases. Tout d’abord, 25 lancements avec 21 atterrissages, afin de déposer un total de 4 tonnes de matériel au sol. Certaines missions seront habitées, mais l’idée est avant tout de préparer le terrain pour les prochaines étapes.

Investissez (enfin) dans l’économie de l’espace.
Le domaine spatial est une réalité économique enfin accessible à tous. Mon Petit Placement vous donne déjà les clés pour investir aujourd’hui sur ce territoire technologique encore méconnu. 80€ offerts à l’ouverture de votre compte avec le code NUMERAMA80 !
Il s’agira de s’assurer que des robots peuvent manipuler des charges assez lourdes à la surface (plus de 10 kilos), identifier les ressources qui peuvent être utiles au sol et permettre une communication efficace entre les astronautes, les équipements sur le terrain, et la Terre. Il faudra également organiser des expéditions au sol pour augmenter la zone d’exploration, avec l’appui de rovers, avec ou sans équipage selon les situations.

Cette phase est la seule à être détaillée dans le document, mais elle requiert déjà de nombreuses technologies qui ne sont pas forcément acquises. Ainsi, il faudra manipuler du régolithe lunaire, gérer un système d’énergie basé sur les panneaux solaires, déployer des rovers en connaissant parfaitement le terrain alentour, assurer la synchronisation des différents appareils en prenant en compte le temps de latence des connexions…
Les défis techniques sont considérables et reposent sur des technologies qui n’ont, pour la plupart, jamais été testées en conditions réelles.
D’abord la Lune, puis Mars
Pour les deux autres phases, nous n’avons pas encore davantage de détails, mais elles font passer la première phase pour un jeu d’enfants. Pour l’étape d’après, 27 lancements dont 24 atterrissages doivent permettre d’amener 60 tonnes à la surface avec deux missions habitées par an, certainement avec une rotation à la manière de ce qui se fait déjà avec la Station spatiale internationale (ISS).
La troisième, elle, emmènera pas moins de 150 tonnes de charge utile lors de ses 29 lancements pour 28 atterrissages, et assurera une présence continue, en organisant un système de réapprovisionnement par cargos, là aussi à la manière de l’ISS. Dans cette configuration, les programmes CLPS de la NASA, qui sont opérés par des entreprises privées, pourront transporter jusqu’à 8 tonnes de matériel. Oui, il s’agit bien des mêmes CLPS dont quasiment aucun n’a réussi à atterrir convenablement sur la Lune ces deux dernières années.

La Nasa reste très vague sur ces prochaines phases, et ne fournit aucune date. Les seules échéances connues sont Artémis III en 2027 et Artémis IV, avec un équipage à la surface, en 2028, ce qui paraît déjà extrêmement ambitieux.
En revanche, l’agence consacre une page à la présentation de ces projets plus lointains, concernant l’exploration martienne. Cette fois, on parle de moteurs nucléaires, d’autonomie des astronautes loin de la Terre, de gestion de la poussière martienne, et de recherches sur la contamination des milieux extraterrestres. Une ambition encore lointaine mais qui pourrait guider l’ensemble des programmes de la Nasa pour les années à venir.
| 25 lancements | 27 lancements | 29 lancements |
| 21 atterrissages | 24 atterrissages | 28 atterrissages |
| 4 tonnes de charge utile | 60 tonnes de charge utile | 150 tonnes de charge utile |
Toute l'actu tech en un clin d'œil
Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !


1 month_ago
33



























.jpg)






French (CA)