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Les élus du Témiscouata manquent de données indépendantes sur l'impact des différentes activités économiques en forêt. Le récent conflit entre les acériculteurs et les industriels forestiers à propos de l'utilisation de la forêt publique « justifie d'avoir un portrait plus juste de la situation », croit le préfet, Serge Pelletier.
Les élus ont mandaté, en août dernier, l'Institut de recherche en économie contemporaine, l'IREC, pour réaliser un portrait global de l'économie de la forêt sur le territoire de la MRC.
L'objectif est d'obtenir des données fiables à propos de ce que rapporte réellement la forêt, raconte le préfet. On a des informations, mais elles proviennent souvent d'acteurs des différentes activités.
Et ces acteurs n'ont pas toujours la même vision. C'est le cas des acériculteurs qui réclament davantage d'entailles en forêt publique, ce qui inquiète, et même, irrite les dirigeants d'entreprises de transformation.
On est souvent coincés entre l'arbre et l'écorce dans des dossiers de cette nature-là.

Serge Pelletier est préfet de la MRC de Témiscouata.
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Difficile alors pour les élus de prendre position dans ce genre de dossier, concède le préfet.
Surtout qu'autour de la table du conseil des maires de la MRC, on a chacun et chacune nos lectures personnelles par rapport à l'importance des différentes activités en forêt publique.
Le rapport de l'IREQ permettra donc aux élus d'être mieux outillés avant de se positionner, explique Serge Pelletier.
Le conflit entre les acériculteurs et les industriels de la forêt n'est pas la seule raison pour expliquer cette volonté de mieux comprendre les impacts économiques attribuables aux différentes activités forestières.
Le Témiscouata est convoité pour accueillir de nouvelles éoliennes en grand nombre, ce qui ne pourra pas se faire sans impact.
À cela s'ajoutent les événements météorologiques extrêmes, exacerbés par les changements climatiques, qui pourraient modifier l'industrie du sirop d'érable.
Ce qu'on recherche avant tout par rapport à une étude de cette nature-là, c'est de pouvoir se projeter dans l'avenir, et orienter les positions qu'on aura à prendre dans le futur en lien avec la forêt, ajoute Serge Pelletier.
Le portrait global de l'économie de la forêt du Témiscouata pourrait être déposé aux élus ce printemps. L'exercice coûtera un peu moins de 40 000 $.


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