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La Société canadienne-française de Prince Albert (SCFPA) mise sur la jeunesse avec des projets conçus par et pour les jeunes au cours de la prochaine année.
Lors de l'assemblée générale annuelle de la SCFPA, qui s’est tenue mercredi soir, l'heure était au bilan de la dernière année.
La directrice générale, Soraya Ellert, a tenu à souligner la multitude d'initiatives à l'intention des jeunes, comme des concerts, le Tintamarre et les productions réalisées grâce au studio Gaetan Benoit
La direction générale entend poursuivre sur cette lancée afin de mobiliser la jeunesse locale. Cette année, le projet qui a le plus retenu l'attention de Mme Ellert est Voix croisées.
On a amené des jeunes du Québec ici. Maintenant, on a nos jeunes qui s'en vont au Québec. Je suis fière, contente, puis j'ai hâte de voir les résultats finals avec leur [balado], a-t-elle souligné.
En revanche, même si la SCFPA souhaite agrandir son équipe et embaucher deux employés à temps plein pour faire rayonner le studio, le renouvellement de la relève demeure difficile.
Mobiliser les jeunes
L'an dernier, l'organisme avait dû convoquer une assemblée générale extraordinaire pour dénicher des candidats prêts à siéger au conseil d'administration.
Cette année, seul le poste de secrétaire n’a pas trouvé preneur, Roger Boucher (vice-président), Séraphine Nimobona et Josée Bourgoin (conseillères) ayant accepté leur nomination.
Invitée à se prononcer sur cet enjeu, la directrice générale admet ne pas savoir où trouver la solution.
J'essaie d'aller chercher plus de jeunes, donc je pense qu'il faut que je travaille peut-être un peu plus dans l'année sur la gouvernance, leur expliquer c'est quoi la gouvernance, l'importance de siéger dans un conseil d'administration, qu'est-ce qu'un conseil d'administration, que fait l'organisme, a expliqué Soraya Ellert.
Logan Edwards, engagé dans la communauté et employé à la SCFPA, ne s'explique pas non plus le manque d'engouement des jeunes. Pour lui, le bénévolat communautaire permet de faire quelque chose de plus grand que [soi].
Josée Bourgoin, qui avait quitté la présidence et qui revient au conseil après une pause d'un an, souligne que l'organisation n'est pas une exception. C'est un peu le fardeau de tous les organismes à but non lucratif qui ont une obligation légale d'avoir des représentants élus, affirme-t-elle.

La SCFPA veut renouveler ses membres et rajeunir son conseil d'administration, mais mobiliser la relève reste un défi majeur.
Photo : Radio-Canada / Trevor Bothorel
Le projet de pôle fransaskois
Le projet d'un pôle francophone régional à Prince Albert a par ailleurs suscité de nombreuses discussions. Dévoilé en juin dernier, le projet prévoyait l'acquisition de la Plaza 88 afin d'y regrouper sous un même toit les organismes francophones de la région et leurs activités.
Notre mission, c'est de rassembler les organismes du Nord. On est distants les uns des autres, parce que les distances sont grandes [dans le Nord], a rappelé Mme Ellert.
La direction générale compte poursuivre l’étude de faisabilité entourant la Plaza 88, mais elle a également présenté une autre alternative.
L'immeuble qu'occupe actuellement la SCFPA a récemment été mis en vente pour moins de 800 000 $.
C'est sûr que ça nous permettrait de rester dans des espaces que l’on connaît déjà. Ça ne règle pas notre problème d'espace parce qu'on est déjà serrés comme c'est là, mais... c'est sûr que c'est une possibilité, a fait remarquer la directrice générale.
Sans s'opposer à la démarche, Josée Bourgoin a néanmoins exprimé des réserves face à cette ambition immobilière.
Je m'inquiète beaucoup du bien-être financier de l'organisme, parce qu’un des problèmes que je vois dans un projet d'envergure, c'est que s'il y a des problèmes, la retombée et la redevabilité retombent sur le conseil d'administration, qui n'a pas nécessairement les reins assez solides, résume celle qui a été élue conseillère.
C'est un risque qu'il faut vraiment étudier en profondeur.
Elle souligne qu’elle ne voudrait pas que la SCFPA se retrouve dans les mêmes difficultés que la Fédération francophone de la Saskatchewan avec l’acquisition du Relais.
À l'exception d'une seule voix, tous les membres présents ont adopté la proposition de poursuivre l’étude sur l’acquisition d’un bâtiment pour le projet de pôle francophone. Toutefois, avant d’engager des fonds importants, les membres devront de nouveau être consultés lors d’une assemblée générale.


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