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Au lendemain d’un scrutin électoral, le changement de garde laisse de nombreux candidats défaits et employés de cabinet du précédent gouvernement sans emploi.
C'est le cas de la Bas-Laurentienne Virginie Proulx. Ayant travaillé comme conseillère stratégique au sein de quatre cabinets ministériels sous la bannière de la Coalition avenir Québec (CAQ), puis comme directrice de cabinet du ministre délégué aux régions et à la jeunesse, la fin du mandat ministériel signifie pour elle la conclusion d'un engagement politique intense.
Quand on décide de prendre cet emploi-là, on le sait que ça peut être temporaire, mais ce qui est beau en fait dans tout ça, c'est qu'on apprécie chaque jour qui passe.
Malgré des sacrifices personnels majeurs, incluant de fréquents déplacements de 600 km chaque semaine pour retrouver sa famille, elle conserve un souvenir très positif de son parcours, qu'elle décrit comme une chance inouïe d'influer sur la société.

Dans son parcours, Virginie Proulx a aussi été candidate à la mairie de Rimouski en 2021. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / François Gagnon
C'est une chance inouïe de pouvoir prendre des décisions, modifier des lois qui vont changer le Québec, qui vont l'améliorer. Et à partir du moment où ça se termine, c'est aussi un bagage incroyable de connaissances puis d'expérience qu'on garde avec nous, a-t-elle témoigné au micro d'Info-réveil jeudi matin.
Panser la fatigue et valoriser le courage électoral
La candidate libérale dans Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques, Karine Malenfant, est elle aussi en recherche d'emploi, à la suite de sa défaite aux élections de lundi.
J'étais directrice générale au Collège Notre-Dame à Rivière-du-Loup avant les élections. Mon contrat était terminé, donc j'allais être en recherche d'emploi de toute façon. Puis les élections se sont présentées, alors je me retrouve dans la même situation que j'étais au mois de juillet, a-t-elle expliqué sur les ondes de Radio-Canada, mercredi après-midi.
Elle indique qu'après la déception et la fatigue associées à la quarantaine de journées de campagne qui se sont enchaînées, elle se sent maintenant sereine.
C'est quand même un marathon, une campagne électorale. J'ai commencé un petit peu avant le déclenchement des élections, fait que j'ai peut-être travaillé 45 jours en ligne, des journées de 10-12 heures, parce qu’on veut être partout, on veut ne rien rater. C'est quand même physiquement éprouvant, souligne-t-elle.

La candidate du Parti libéral du Québec dans la circonscription de Rivière-du-Loup-Témiscouata-Les Basques, Karine Malenfant, lors de l'élection du 5 octobre 2026.
Photo : Radio-Canada / Andréanne Lebel
Elle affirme avoir encore plus envie de s'impliquer dans sa communauté et avoir le sentiment de mieux comprendre les citoyens de son comté.
Je vis ici depuis toujours. J'ai travaillé ici depuis toujours, fait que je connaissais quand même bien mon milieu. Mais là, c'est une connaissance un peu plus fine, précise-t-elle.
J'ai aussi plus découvert la MRC des Basques, la MRC de Témiscouata, leur réalité à eux. Et avec le contact avec les gens, on dirait que ma façon de voir où sont leurs priorités a changé.
Elle pense qu'avoir été candidate dans une élection est un atout à ajouter à son CV.
Ça prouve que tu as du courage, en 2026, de te lancer en politique, que tu es travaillante, que tu es capable de gérer l'adversité aussi. Ça démontre quand même des qualités qui ne sont pas sur le CV de tous les candidats qui postulent pour un poste.
Karine Malenfant ne ferme pas la porte à se représenter éventuellement à une prochaine élection.
Des indemnités de départ et un marché du travail réceptif
Afin d'amortir cette étape exigeante, des indemnités de départ calculées selon l'ancienneté et la durée du service en politique sont prévues par la loi pour le personnel de cabinet et les élus.
Selon Paméla Bérubé, vice-présidente et cofondatrice de la firme de conseil en ressources humaines Go RH à Rivière-du-Loup, le contexte actuel de rareté de la main-d'œuvre joue en faveur du repositionnement de ces professionnels.

Paméla Bérubé, vice-présidente et cofondatrice de Go RH à Rivière-du-Loup. (Photo d'archives)
Photo : PB Dimension RH
C'est des gens qui souvent arrivent avec un bagage, avec un réseau, donc je dirais que c’est certainement des profils qui sont extrêmement intéressants pour les entreprises, a-t-elle avancé au micro de L'Après-midi est à nous mercredi après-midi.
Si certaines entreprises manifestent parfois une hésitation face à l'étiquette partisane ou à la perception de surqualification, l'experte rappelle la grande valeur des compétences transférables développées sur le terrain, telles que la gestion de crise, le réseautage, la négociation et le développement des affaires.
Avec les informations de Fabienne Tercaefs et Éric Gagnon.


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