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La maison d’hébergement de deuxième étape est presque prête à accueillir des femmes et des enfants vivant de la violence conjugale postséparation en Abitibi-Témiscamingue. Les derniers préparatifs sont en cours pour aménager les chambres, ranger la vaisselle et installer des télévisions.
Le bâtiment situé à Rouyn-Noranda compte 11 appartements, une cuisine commune et une salle de jeux pour les enfants et les adolescents.

Radio-Canada avait visité le chantier en juillet 2025. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-François Perron
C’est la première maison de deuxième étape dans la région. L’ouverture était espérée en février dernier, mais elle devrait finalement avoir lieu à l'automne.
Les femmes vont préalablement devoir avoir été hébergées dans une des maisons de la région. On va travailler en étroite collaboration avec la maison de Ville-Marie, la maison de Val-d’Or, à Amos, à La Sarre, mais aussi, évidemment, les femmes vont provenir de la maison d’hébergement d’Alternative pour Elles. Notre sélection, c’est vraiment de venir en aide à des femmes qui vivent encore des enjeux de sécurité après un séjour, indique Cathy Allen, cogestionnaire du projet et de l’organisme Alternative pour Elles de Rouyn-Noranda.

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Cathy Allen est cogestionnaire de la maison de deuxième étape à Rouyn-Noranda, Lobélia, qui vise à protéger des familles victimes de violence postséparation.
Photo : Radio-Canada / Jessica Gélias
Le nom de la maison est Lobélia, l’unité alternative.
Lobélia, c’est une magnifique fleur, une plante vivace, qui pousse dans des conditions parfois difficiles et qui ne pousse jamais seule, qui pousse de façon regroupée. Pour nous aussi, ça reflétait quand même l’image des femmes à qui on vient en aide, décrit Cathy Allen.

La lobélia est une plante reconnue pour ses multiples fleurs bleues.
Photo : Radio-Canada / Emily Blais
L’hébergement peut durer de quelques mois à un an ou deux pour que les femmes regagnent leur autonomie.
Cathy Allen souligne que les ressources d’hébergement pour les femmes et les enfants victimes de violence ont déjà atteint leur capacité d'accueil en Abitibi-Témiscamingue.
Plusieurs partenaires ont dû être trouvés pour faire construire la maison de deuxième étape et maintenir les nouveaux services. Le gouvernement du Québec a notamment contribué au projet avec 5,5 millions de dollars, et la contribution de la Ville de Rouyn-Noranda s’élève à 325 000 $. La somme inclut la valeur du terrain qui a été cédé pour la construction du bâtiment.

Les familles auront accès à des intervenantes pour les aider dans leur cheminement.
Photo : Louis Jalbert
Des caméras de surveillance sont installées ainsi que des mesures anti-intrusion. Un partenariat avec la Sûreté du Québec est en place pour traiter les demandes rapidement.
La maison a été inaugurée ce vendredi matin. On estime qu'environ 8 % des femmes victimes de violence conjugale sont toujours en grave danger à leur sortie d'un hébergement d'urgence, écrivent le gouvernement provincial et la Société d’habitation du Québec dans un communiqué de presse.
Avec la collaboration de Jessica Gélinas.


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