Récemment aux États-Unis, l’enquête d’un média spécialisé dans la santé a alimenté la rumeur suivante : le président Donald Trump utiliserait en secret un puissant médicament expérimental contre l’obésité. Face à l’emballement médiatique, la Maison-Blanche a rapidement démenti la chose.
L’origine de cette folle rumeur
Le 23 juin 2026, le média spécialisé STAT News a publié une enquête ayant alimenté une importante rumeur concernant le président étasunien Donald Trump. L’intrigue implique l’accès anticipé au « retatrutide » à un unique individu, par le laboratoire Eli Lilly et de la Food and Drug Administration (FDA) et ce, via le programme d’accès compassionnel (le Compassionate use). Il s’agit ici d’un traitement de nouvelle génération contre l’obésité, encore en phase d’essais cliniques
Soulignons qu’il s’agit là d’une procédure plutôt inhabituelle. En effet, plus d’une douzaine d’experts en bioéthique ont souligné le fait suivant : accorder une telle exception compassionnelle à un seul patient est extrêmement rare, surtout pour une pathologie courante comme l’obésité. Ces mêmes experts ont suggéré que le patient mystère est « très bien connecté ». Ainsi, le profil du patient a été mis en lien avec celui du président. En effet, la demande d’accès a été déposée au mois d’avril 2026, pour un homme alors âgé de 79 ans. Or, cet âge correspondait exactement à celui de Donald Trump avant ses 80 ans, à la mi-juin 2026.
Crédit : SweetBunFactory / iStock
L’exécutif s’est attaqué aux journalistes et aux « spéculateurs »
Comme l’a expliqué le magazine Forbes dans un article également publié le 23 juin 2026, l’administration Trump a réagi de manière virulente face à la pression médiatique et aux questions des nombreux journalistes. Sur le réseau social X, le porte-parole adjoint de la Maison-Blanche, Kush Desai, a déclaré que la demande de traitement ne concernait pas le président. Toutefois, les équipes de communication ont ciblé les journalistes et les personnes spéculant sur l’affaire, en les qualifiant de « colporteurs de ragots » et de « dérangés ». Les autorités ont également évoqué le dernier bilan médical de Donald Trump, ayant fait l’objet d’une publication en mai 2026. Ce bilan faisait état d’un poids d’environ 108 kg mais ne mentionnait aucune pathologie grave comme l’hypertension pulmonaire, cette dernière pourtant associée à la demande du patient mystère.
La réaction de l’exécutif étasunien n’a pas empêché l’agitation du coté du parti démocrate. Plusieurs élus – notamment la sénatrice Maggie Hassan – ont exigé des clarifications écrites auprès de Robert F. Kennedy Jr., le secrétaire à la Santé. L’objectif de cette demande est de comprendre si d’éventuelles pressions politiques avaient ou non pour but d’offrir un accès gratuit et exclusif à ce traitement non approuvé par la FDA. Citons également Ted Lieu, homme politique démocrate représentant la Californie à la Chambre des représentants des États-Unis. L’intéressé a émis l’hypothèse que la récente annulation d’un événement officiel par Donald Trump résulterait d’effets secondaires du fameux médicament.
Que faut-il savoir sur ce nouveau traitement ?
Concrètement, le « retatrutide » est une molécule expérimentale de nouvelle génération, que le laboratoire Eli Lily présente comme étant une révolution majeure dans le traitement de l’obésité mais également, du diabète de type 2 et de la stéatose hépatique (foie gras). Le médicament en question mime simultanément trois hormones intestinales et métaboliques, il s’agit donc d’un triple agoniste. Pour rappel, les traitements actuels ciblent une ou deux hormones.
Les trois hormones concernées sont le Glucagon-like peptide-1 (GPL-1), le Glucose-dependent insulinotropic polypeptide (GIP) et le Glucagon. La première assure un ralentissement de la vidange de l’estomac et l’envoi d’un puissant signal de satiété au cerveau. La seconde améliore la sécrétion d’insuline et optimise la décomposition des graisses. Enfin, le Glucagon augmente la dépense énergétique du corps – brûleur de graisses – et accélère l’élimination des graisses stockées dans le foie.
Si les données programme mondial TRIUMPH démontrent une efficacité supérieure du retatrutide face à toutes les molécules déjà disponibles sur le marché, le médicament se trouve encore en phase d’investigation clinique. Le dépôt officiel du dossier auprès de la FDA devrait bientôt arriver, ouvrant potentiellement la voie vers une commercialisation en 2027.


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