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Un récent décret supprime le droit à la citoyenneté pour les enfants nés après une gestation pour autrui lorsque les parents d’intention sont étrangers. Dans le viseur de Washington, les Chinois, qui sont les plus nombreux à avoir recours à cette pratique, devant les Français.

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Donald Trump, à Myrtle Beach, en Caroline du Sud, le 21 août 2026. Donald Trump, à Myrtle Beach, en Caroline du Sud, le 21 août 2026.

Il s’en souvient comme si c’était hier. La salle d’accouchement de l’hôpital, à Phoenix, en Arizona. Le peau-à-peau avec le bébé à peine sorti du ventre de la mère porteuse, une Américaine de 34 ans qui avait accepté de s’engager dans cette aventure pour un couple d’hommes français, contre rémunération. Elle avait déjà eu trois enfants à elle.

« Nous avions été en contact pendant toute la grossesse, nous avons rencontré sa famille, elle nous a même hébergés », décrit Guillaume, 47 ans, qui préfère rester anonyme, le recours à une mère porteuse étant une pratique interdite et contestée en France. « A ce moment-là, à la naissance de mon fils, je ne me suis jamais senti aussi reconnaissant envers un pays. L’Amérique ne me devait rien, elle m’a permis de réaliser la chose la plus importante de ma vie. C’est une fierté que mon fils soit américain. » C’était en février 2020. Son fils fera en septembre son entrée au cours primaire.

Amoureux de l’Amérique, Guillaume est d’autant plus affecté par le dernier tour de vis anti-immigration de Donald Trump : un décret présidentiel du 6 août vise à supprimer le droit à la citoyenneté américaine pour les enfants nés après une gestation pour autrui (GPA), lorsque les parents d’intention sont étrangers.

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