Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

La France a une baie picarde où les phoques avaient quasiment disparu il y a 40 ans : les naturalistes y comptent aujourd’hui un nombre qu’ils n’osaient même pas imaginer

2 week_ago 45

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Observer un phoque assoupi sur un banc de sable en baie de Somme est devenu presque banal pour les habitués du littoral picard. Et pourtant, derrière cette scène paisible se cache une histoire écologique que peu auraient osé imaginer il y a encore quarante ans. À l’époque, ces mammifères marins avaient quasiment disparu des côtes françaises, victimes de la chasse et de la pollution. Aujourd’hui, la baie de Somme abrite une population qui ne cesse de croître, au point de surprendre les naturalistes eux-mêmes. Comment expliquer un tel retournement de situation, et surtout, que révèle-t-il sur la santé de notre littoral ?

À retenir

  • La colonie de phoques veaux-marins de la baie de Somme dépasse désormais 1 000 individus, soit la plus importante population de France hexagonale.
  • Avec les phoques gris, l’OFB estime la population totale à environ 1 800 individus dans le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale.
  • Depuis mai, une dizaine de bénévoles de Picardie Nature sensibilisent quotidiennement les visiteurs au respect des animaux face à l’essor du tourisme sur la pointe du Hourdel.

Mille phoques discrets, une explosion silencieuse en baie de Somme

Le chiffre a de quoi impressionner : la colonie de phoques veaux-marins installée en baie de Somme dépasse désormais les 1 000 individus, ce qui en fait la plus importante population de France hexagonale, selon les données rassemblées par l’association Picardie Nature. Un résultat que même les spécialistes qui suivent ces animaux depuis des décennies n’anticipaient pas avec une telle ampleur. En y ajoutant les phoques gris présents sur le même territoire, l’Office français de la biodiversité estime la population totale à environ 1 800 individus dans le périmètre du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale.

Cette croissance ne s’est pas faite en quelques saisons. Elle est le fruit d’un processus lent, presque invisible, qui s’est étalé sur plusieurs décennies sans jamais vraiment attirer les projecteurs médiatiques. C’est justement cette discrétion qui rend le phénomène si remarquable : pendant que l’attention se portait sur d’autres enjeux environnementaux, une colonie entière se reconstituait patiemment sur les bancs de sable picards.

Le jour où la baie de Somme est devenue une nurserie géante

Pour comprendre l’ampleur du chemin parcouru, il faut remonter au 19e siècle, une époque où les phoques peuplaient encore les côtes françaises par centaines. Cette abondance n’a pourtant pas duré : la chasse intensive et la dégradation des habitats littoraux ont provoqué un effondrement rapide des populations. Dans les années 1960, la situation devient critique sur les côtes picardes, où les phoques sont considérés comme en voie d’extinction. Il ne reste alors presque plus aucun individu pour assurer la survie de l’espèce dans la région.

Le retournement de situation viendra des mesures de protection mises en place progressivement, qui vont permettre à des individus issus d’autres colonies européennes de recoloniser naturellement le littoral picard. La baie de Somme, avec ses vastes étendues de sable exposées à marée basse, offre alors les conditions idéales pour que ces nouveaux arrivants s’installent durablement et commencent à s’y reproduire. Année après année, la baie se transforme progressivement en une véritable nurserie géante, où les naissances viennent renforcer un peu plus chaque saison une population qui semblait pourtant condamnée quelques décennies plus tôt.

Pourquoi les phoques ont choisi ce bout de côte picarde et pas un autre

Tous les littoraux ne se prêtent pas à l’installation d’une colonie de phoques. La baie de Somme présente une combinaison de facteurs particulièrement favorable : des bancs de sable découverts à chaque marée basse, une relative tranquillité par rapport à d’autres zones plus urbanisées, et surtout une ressource alimentaire abondante grâce à la richesse des eaux de l’estuaire. Les phoques veaux-marins, comme les phoques gris, y trouvent à la fois un lieu de repos sécurisé et un accès facile à leurs proies habituelles.

Les recensements menés au fil des années ont permis de mesurer précisément cette progression. En 2017, le projet Eco-Phoques, coordonné par le Centre d’études biologiques de Chizé, comptabilisait environ 400 phoques gris et 700 phoques veaux-marins entre la frontière belge et la baie de Somme. Des recensements aériens réalisés en 2020 et 2021 par l’OFB, Picardie Nature et LUDAIR ont ensuite complété ces observations, confirmant une dynamique de croissance continue sur l’ensemble du secteur allant de Calais à la baie de Somme.

Mille individus, et maintenant ? Le revers d’un succès écologique

Une telle réussite écologique n’est pas sans conséquences. La popularité grandissante de la baie de Somme attire chaque année davantage de visiteurs, en particulier sur la pointe du Hourdel à Cayeux-sur-Mer, où l’observation des phoques au repos est devenue une véritable attraction touristique du littoral picard. Si cet engouement témoigne d’un intérêt sain pour la biodiversité locale, il comporte aussi son revers : une fréquentation trop importante ou mal encadrée peut perturber le repos des animaux, voire menacer leur reproduction si les visiteurs s’approchent de trop près.

C’est pour répondre à cet enjeu que, depuis le mois de mai, une dizaine de bénévoles de l’association Picardie Nature sillonnent quotidiennement la baie afin de sensibiliser les promeneurs au respect des animaux. Leur mission consiste à expliquer les bons comportements à adopter face à ces mammifères sauvages, notamment le maintien d’une distance suffisante, afin que la cohabitation entre tourisme et préservation reste équilibrée à l’approche de l’automne, période où les flux de visiteurs commencent tout juste à se réduire mais restent encore soutenus sur ce secteur du littoral.

Ce que cette colonie raconte sur l’avenir du littoral français

Le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale a bâti sa stratégie de protection autour de quatre piliers complémentaires : la connaissance approfondie des espèces présentes, la compréhension fine de leurs interactions avec les activités humaines, la sensibilisation continue du public, et enfin le contrôle rigoureux de la réglementation en vigueur sur le territoire marin. Cette approche globale illustre une manière de penser la préservation de la nature qui ne se limite pas à interdire, mais qui cherche activement à concilier les usages humains avec les besoins biologiques des espèces protégées.

L’histoire des phoques de la baie de Somme dépasse ainsi largement le simple cadre local. Elle démontre qu’une espèce autrefois menacée de disparition sur nos côtes peut, avec du temps et une protection adaptée, reconstituer une population viable et même prospère. Un signal encourageant pour d’autres écosystèmes littoraux français confrontés à des défis similaires.

En quarante ans, une poignée d’individus arrivés discrètement sur les bancs de sable picards est devenue la plus grande colonie de phoques de France, un exemple concret que la nature, lorsqu’on lui laisse un peu d’espace et de tranquillité, sait parfois retrouver un équilibre que l’on croyait perdu. Reste à savoir si cette réussite pourra se poursuivre sans être menacée par son propre succès touristique, une question que se posent désormais tous ceux qui veillent, jour après jour, sur ces animaux devenus les nouveaux emblèmes du littoral de la Somme.

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway