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L'invasion de l'Ukraine, le pogrom du 7 octobre, la guerre à Gaza, les répressions sanglantes des mollahs, les frappes en Iran, ou encore l'enlèvement de Maduro ont fait voler en éclats bien des illusions. Ces événements signent la faillite du droit international.
Depuis plus de quarante ans, la République islamique d'Iran est un régime de terreur. Terreur intérieure : femmes bâillonnées, opposants pendus, minorités écrasées, étrangers pris en otages. Terreur extérieure : financement du terrorisme, armement nucléaire et encadrement de milices islamistes qui déstabilisent durablement la région. L'Iran des mollahs n'est pas qu'un État hostile avec lequel on entretiendrait un désaccord stratégique. Il est un acteur central de l'instabilité régionale qui assume une hostilité existentielle à l'égard d'Israël.
Pendant des décennies, nous avons voulu croire que la diplomatie suffirait. Que les accords permettraient de contenir cet État voyou. Que l'intégration progressive dans le jeu international favoriserait l'apaisement. En réalité, ces processus ont été instrumentalisés. Tandis que l'on négociait, le programme nucléaire avançait. Tandis que l'on signait, les milices s'armaient. Tandis que l'on dialoguait, les assassinats ciblés et les prises d'otages d'innocents se multipliaient. À Téhéran, samedi matin, l'effet de surprise a rendu d'autant plus efficaces les frappes américaines et israéliennes. Le risque d'embrasement régional est réel, inquiétant, lourd de conséquences.
Certes, le droit international reste un idéal et le meilleur outil pour protéger les peuples et contenir les conflits. Mais que vaut-il lorsqu'un État viole systématiquement ses engagements, menace ses voisins et réprime son propre peuple ? Que vaut-il lorsque le Conseil de sécurité est paralysé par les vétos russe et chinois ? Depuis trop longtemps, ces puissances autoritaires neutralisent toute action coercitive sérieuse. L'impuissance de l'Onu en est devenue patente
Iran : entre la gauche et la droite belge, deux visions des relations internationales s'affrontentCe constat amer n'est pas un plaidoyer cynique pour la loi du plus fort, dont les protagonistes sont plus préoccupés par les matières premières que par les droits humains. C'est un appel à la lucidité. Car les illusions coûtent cher aux innombrables civils massacrés et emprisonnés.
L'histoire récente nous rappelle que les changements de régime s'exportent rarement à coups de missiles. La Syrie, l'Irak (l'État islamique) et la Libye l'ont tragiquement démontré. Mais si la paix durable se construit de l'intérieur, certains régimes ne comprennent que les contraintes, les sanctions et les menaces. C'est malheureusement une réalité qui doit influer sur notre grille de lecture des relations internationales et de leurs aspects juridiques.
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