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Le commodore de la marina de Baie-Comeau et une entreprise de plein air dénoncent fin définitive de la diffusion des bulletins Radiométéo d’Environnement Canada lundi, alors que ce service serait encore utilisé par les excursionnistes.
À partir du moment où un organisme met fin à un service, ce n’est jamais une bonne nouvelle, affirme le commodore du Club nautique de Baie-Comeau, Luc Imbeault.
Il comprend toutefois les raisons qui ont motivé l'agence fédérale à mettre fin au service : avec l'expansion de la couverture cellulaire et des données satellites, les marins dépendent de moins en moins des ondes à très haute fréquence (VHF).

Luc Imbeault explique que la plupart des navigateurs utilisent de nos jours des technologies de cartes et de navigation par GPS. (Photo d'archives)
Photo : gracieuseté de Luc Imbeault
Néanmoins, il croit que le gouvernement fédéral n’a pas adéquatement communiqué aux navigateurs et aux expéditeurs l’annonce de la désactivation permanente de Radiométéo.
C’est un service qui est encore utilisé par les personnes qui sortent en solitaire, en expédition kayak, sur de longues distances.
Le copropriétaire d’Attitude Nordique, Fred Fournier, qui utilise fréquemment ce service en été, n’était pas au courant qu'il prendra fin.

Fred Fournier est un guide d'aventure et le copropriétaire de l'entreprise Attitude Nordique. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Mélissa Marcil
C'est une source, pour nous, de renseignements utiles lorsqu'on est sur l'eau, que ce soit en expédition ou en sortie quotidienne, déplore-t-il.
Ottawa estime que les coûts d’exploitation annuels du service de Radiométéo et de Bonjour Météo s’élèvent à environ 4 millions de dollars, mais la désactivation finale nécessite un investissement de 2,5 millions sur deux ans.
Trouver d'autres moyens
Fred Fournier explique que les technologies satellites sont plus coûteuses et sont moins adaptées aux excursions de plein air. Les appareils satellites sont plus gros, plus lourds, et peuvent être moins résistants aux intempéries qu’une radio.
D’autre part, il ajoute que les cellulaires sont moins fiables en région éloignée. Il utilise plutôt une balise de communication satellite, mais il doit dépendre de sa conjointe pour qu’elle puisse lui transmettre de l’information. Encore une fois, c’est une logistique de plus qui n’est pas donnée à tout le monde.

Luc Imbeault rappelle qu’il est important de s’assurer d’avoir un système de communication opérationnel en tout temps et d’aviser ses proches de son itinéraire avant de s'aventurer sur les eaux. (Photo d'archives)
Photo : Jean-Philip Grenier
Luc Imbeault mentionne que la Garde côtière canadienne dispose d’un Centre de communication et de trafic maritime aux Escoumins, qui couvre l'entièreté du territoire du fleuve et de l'estuaire Saint-Laurent et qui peut toujours être contacté sur les ondes à très haute fréquence.
En revanche, Fred Fournier indique que la Garde côtière n’est pas toujours en mesure de répondre aux besoins des excursionnistes.
Malgré l'impact potentiel de la fin de Radiométéo pour les amateurs de plein air, il demeure optimiste. On va sûrement se trouver des moyens autres pour pouvoir être en mesure d’avoir notre météo.


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