Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

La caste se prouve-t-elle ? ou le test de l'imprévu

6 hour_ago 28

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Série « Théorie de la caste » — épisode 3. Signé Eric V.

Une théorie qui explique tout ne prouve rien — c'est vrai des astrologues, ce serait vrai de la nôtre. Troisième épisode : à quelles conditions la théorie de la caste pourrait être réfutée, ce qui la sépare du complotisme, et pourquoi l'imprévu est le seul examinateur que personne ne coopte.

Il y avait, accroché dans le vestibule des maisons d'autrefois, entre le portemanteau et la glace piquée, un instrument de cuivre et de verre auquel on accordait plus de confiance qu'aux journaux : le baromètre. L'objet descend en droite ligne de l'expérience que Torricelli fit en 1643 avec un tube de mercure retourné, et il a une propriété qui intéresse directement notre affaire : un soir d'orage, tous les baromètres d'une ville baissent à la même heure. Tous, en même temps, sans se consulter. Aucun tribunal n'a jamais instruit le complot des baromètres de l'arrondissement. On comprend d'instinct qu'ils n'ont pas besoin de s'entendre : ils sont construits pareil, et ils sont plongés dans la même pression. Une disposition interne commune, un milieu commun — la simultanéité fait le reste.

Tenez ce petit instrument d'une main ferme : il va nous servir de juge. On a posé la définition lundi — un ensemble hétéroclite uni par un même habitus, reproduit par cooptation — puis la porte d'entrée ; voici maintenant l'épreuve de vérité. Car une question honnête nous attend depuis deux épisodes, et il serait lâche de la fuir : tout cela se prouve-t-il ? Ou bien cette série ne fait-elle que donner un nom savant à une humeur ?

Ce qui sépare une théorie d'une humeur

Le détour de ce jour mène à Vienne, chez un philosophe que les lecteurs de ce journal connaissent par son autre versant. Karl Popper a posé, dans La Logique de la découverte scientifique, le critère le plus dégrisant qui soit : une théorie ne vaut que par ce qu'elle interdit. Elle doit être réfutable — désigner d'avance l'observation qui la tuerait. Ce qui l'avait frappé, jeune homme, c'est le contraste entre deux espèces d'idées. D'un côté l'astrologie, la psychanalyse de café, le marxisme de meeting : des grilles qui digèrent tout, que chaque événement confirme, que rien ne peut démentir — et qui, pour cette raison même, ne disent rien. De l'autre, Einstein annonçant froidement que si la lumière des étoiles ne se courbait pas au voisinage du Soleil, sa théorie s'effondrerait — et confiant son sort à une éclipse de 1919. Le courage intellectuel a un critère : c'est la surface qu'on offre au démenti.

Appliquons-nous le critère sans complaisance, car il taille dans le vif de notre voisinage. La théorie du complot est précisément le type de l'idée irréfutable : trouve-t-on des preuves, c'est que le complot est réel ; n'en trouve-t-on pas, c'est qu'il est bien caché. Le biais de confirmation fait tourner la machine, et la machine ne s'arrête jamais, puisqu'elle n'a pas de frein prévu. Si la théorie de la caste fonctionnait ainsi — si tout la confirmait, si rien ne pouvait l'atteindre —, elle ne vaudrait pas mieux, et il faudrait avoir l'honnêteté de fermer boutique. Une théorie qui ne peut pas perdre n'a jamais rien gagné.

Le protocole du test

Voici donc, exposée à découvert, la prédiction que cette théorie risque — sa signature empirique, posée dès le premier épisode : devant un événement véritablement imprévu, les membres de la caste réagissent de manière identique sans s'être concertés.

Chaque mot du protocole compte. Il faut d'abord un imprévu véritable — non pas une question au programme, sur laquelle des positions existent, des notes circulent, des éléments de langage attendent en réserve, mais un événement qui prend tout le monde de court : une citerne qui se présente sans formulaire, une pénurie qui n'était dans aucun scénario, une initiative privée qui ne rentre dans aucune case. Il faut ensuite observer vite : les premières heures, les premières quarante-huit heures, avant que la coordination réelle — réunions, circulaires, consignes — n'ait eu le temps de se mettre en route. C'est la fenêtre décisive, car c'est là que l'hypothèse du complot et l'hypothèse de l'habitus prédisent des choses opposées. Un complot a besoin de temps et d'organes : il laisse des convocations, des ordres du jour, des participants — et des participants, un jour ou l'autre, parlent. L'habitus n'a besoin de rien : il répond dans la seconde, comme le baromètre, parce que la réponse est déjà déposée dans les dispositions de chacun. Si l'uniformité précède la coordination, c'est que la coordination n'explique pas l'uniformité. Le complot laisse des traces ; l'habitus ne laisse que des régularités.

Et il faut enfin le troisième indice, le plus probant : l'identité de réaction vaut surtout quand elle contrarie l'intérêt de ceux qui réagissent. Qu'un préfet refuse une aide dont il a objectivement besoin — on a vu en Gironde, avant que le renfort agricole ne soit officiellement salué, ce que valait ce réflexe —, qu'un plateau de télévision écarte la question qui ferait son audience, qu'une administration défende un monopole qui l'épuise : voilà des conduites qu'aucun calcul d'intérêt n'explique, et qu'une disposition incorporée explique parfaitement. Là où l'intérêt divise, l'habitus unit.

Sophie Brocas, ou le corps préfectoral contre l’ordre spontané des Français

Parcours atypique, réflexe conforme : ce que le non de la préfecture de Gironde aux agriculteurs volontaires doit à Hayek — et ce qu’il dit du corps préfectoral.

Le Courrier des StratègesÉric Verhaeghe

Symétriquement — et c'est ici que la théorie offre sa gorge —, voici ce qui la réfuterait. Prenez le prochain imprévu national, et observez : si les réponses se dispersent, si une préfecture accepte ce que la voisine refuse, si un dirigeant d'agence improvise à rebours de ses pairs, si les rangs se rompent avant toute consigne, alors la signature n'existe pas, et la caste de cette série est un fantôme de plus dans la galerie française des fantômes. La prédiction est publique, datée, vérifiable par n'importe qui. Nous prenons le pari.

Les contre-épreuves

Reste l'objection que le lecteur de bonne foi a déjà sur les lèvres : mais enfin, ces gens-là se disputent tout le temps ! Retraites, fiscalité, école, Europe — pas un plateau sans empoignade, pas une revue sans controverse. Où est l'unanimité ?

L'objection mérite mieux qu'une esquive, car elle permet d'affûter la prédiction. La caste diverge bruyamment — sur les questions au programme. Le programme admet, exige même, la controverse : c'est elle qui fait vivre le théâtre. Mais observez la liste des questions qui ne sont jamais à l'ordre du jour, celles sur lesquelles le silence est parfait précisément parce qu'aucune concertation n'a été nécessaire pour l'établir : le périmètre de ce qui requiert une autorisation ; la présomption d'incompétence qui frappe tout ce qui s'organise sans tutelle ; l'évidence qu'un problème appelle un plan, un plan un comité, un comité un rapport ; l'idée qu'on ne saurait laisser faire sans qu'il en sorte du désordre. Sur le programme, mille avis ; sur le hors-programme, un seul — et personne ne l'a formulé, ce qui est la marque même de l'habitus. La dispute est le bruit de la caste. Le silence est sa structure.

J'ajoute une contre-épreuve que nous nous devons à nous-mêmes : peut-être trouverez-vous, dans l'actualité des prochains mois, l'imprévu qui disperse les réactions et dément la série. Ce journal s'engage à publier le contre-exemple si on le lui apporte. Une théorie se respecte à la façon dont elle traite ce qui la gêne.

Le test, retourné

Mais le protocole a une dernière propriété, la moins confortable, et la règle de cette série veut qu'on ne l'épargne à personne : il fonctionne aussi sur nous. Rappelez-vous votre dernier imprévu — une panne qui dure, une école fermée, un service public qui ne répond plus. Qu'avons-nous fait, dans les premières heures, sans nous être concertés ? Nous avons demandé ce qui était prévu. Nous avons cherché la consigne, réclamé un cadre, exigé que l'État fît quelque chose — n'importe quoi, mais lui. Nous avons, en somme, baissé tous ensemble, comme les baromètres du vestibule, et aucun de nous n'avait comploté. L'habitus de l'administré répond à l'habitus de l'administrateur avec une symétrie de miroir : eux réagissent identiquement en surplombant, nous réagissons identiquement en levant les yeux. La signature empirique de la caste a un double au bas de la page. C'est le nôtre.

Dernier mot

Ce que cet épisode a voulu établir tient en peu de mots : la caste n'est pas une conviction, c'est une hypothèse — munie d'une prédiction, exposée au démenti, distincte par construction de tous les complotismes, qui expliquent tout et n'interdisent rien. Elle se contrôle comme on contrôle un instrument : en le portant là où il peut se tromper. Le baromètre ne prétend pas savoir pourquoi le temps change ; il prétend seulement baisser quand la pression baisse, et c'est parce qu'il ne prétend que cela qu'on peut lui faire confiance.

Demain, l'instrument change d'échelle : nous quitterons les réflexes pour les registres d'entrée — qui entre encore dans les grandes écoles de la République, d'où viennent ceux qui y entrent, où vont ceux qui en sortent. La fermeture, chiffres à l'appui, sources sur table. Car une théorie qui a survécu au test de l'imprévu doit encore passer celui des statistiques — et là non plus, nous ne choisirons pas nos juges.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway