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Le programme de baccalauréat en psychologie à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) fait peau neuve. La structure du programme sera revue pour accorder une plus grande importance à la formation pratique. De nouveaux cours seront aussi offerts aux étudiants dès la prochaine rentrée scolaire, en automne.
Ces changements sont nécessaires, car le réseau des Universités du Québec, dont l’UQAC fait partie, exige à ses institutions de réviser leurs programmes de formation tous les 10 ans.
Le baccalauréat n’a pas été révisé depuis le début des années 2010, mentionne Linda Paquette, enseignante et directrice du module en psychologie à l'UQAC.

Linda Paquette souligne que, malgré certaines idées préconçues, il existe de nombreuses débouchées pour les diplômés du baccalauréat en psychologie. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Émile Lapointe
Selon elle, quelques circonstances, notamment la pandémie de COVID-19, ont retardé les travaux de révision.
Consulter les gens
Plusieurs personnes impliquées de près ou de loin avec le programme ont été consultées lors de sa refonte.
La direction a notamment pris en considération les avis des étudiants, des professeurs, des diplômés et des organisations qui les emploient.
On leur pose des questions. Mais aussi, on regarde les statistiques, c'est-à-dire combien de nos étudiants finissent le diplôme. [...] Est-ce qu'il y a des cours plus populaires que d'autres? Quels sont les commentaires des gens sur la formation, qu'est-ce qu’ils nous suggèrent d'améliorer dans le programme, énumère la psychologue de formation.
Une fois qu'on a fait le tour de toutes ces sources d'information, on planifie une révision.
Plus de pratique
En prenant le pouls de toutes ces personnes, la direction du programme a constaté que plusieurs gens souhaitaient qu’une plus grande importance soit accordée à la formation pratique.
Plusieurs diplômés ne deviennent pas psychologues et se dirigent vers d’autres voies professionnelles après leur baccalauréat.

Selon Linda Paquette, de 65 à 85 étudiants sont admis à chaque rentrée et 60 % d'entre eux finissent avec un diplôme.
Photo : Getty Images / Chinnapong
Dans les faits, les gens du bac sont très fréquemment embauchés dans des emplois dans le réseau comme intervenants psychosociaux, comme éducateurs, agents de relations humaines, poursuit Mme Paquette.
Il y avait une demande pour les former un petit peu plus sur le plan de la pratique pour qu'ils soient prêts à aller travailler dans le milieu, non pas comme psychologues, mais comme personnes qui vont soutenir la relation d'aide, de l'animation de groupe et de l'intervention psychosociale, ajoute-t-elle.
Les inscriptions sont stables
Même si le nombre d’inscriptions dans ce programme de premier cycle semble stable, la volonté des étudiants de suivre plus de cours axés sur la pratique se fait entendre depuis quelques années.
Le nombre d'abandons à l'UQAC est même inférieur à celui des autres établissements du réseau de l'UQ, ajoute la psychologue.
On a même une certaine augmentation, souligne-t-elle, mais les étudiants nous demandaient plus de formation pratique. On en avait déjà beaucoup, sauf qu'elle n'était pas organisée dans des profils de cheminement spécifiques.
Selon Linda Paquette, de 65 à 85 étudiants sont admis à chaque rentrée en première année et 60 % d'entre eux finissent avec un diplôme.
Avec les modifications, les étudiants bénéficieront donc de plus de flexibilité dans le cheminement, assure la professeure.


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