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L’Université de Saint-Boniface rejoint le Réseau international des Chaires Senghor

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L'Université de Saint-Boniface intègre le Réseau international des Chaires Senghor de la francophonie. Le lancement officiel s'est déroulé mardi au Centre étudiant Étienne-Gaboury de l'Université.

Ce réseau, créé en 2002, est nommé en l'honneur de l'homme de lettres et premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor.

Le réseau compte plus de 25 chaires à travers le monde, entre autres, en Afrique subsaharienne, au Maghreb, en Europe, au Proche-Orient, mais aussi dans les Amériques. Au Canada, les universités d'Ottawa, du Québec en Outaouais et de Moncton sont déjà membres de ce réseau.

L'Université de Saint-Boniface leur emboîte le pas avec le lancement de la Chaire Senghor sur les imaginaires francophones. Son titulaire, le professeur de géographie Étienne Rivard, explique que cette thématique couvre plusieurs sujets.

Des questions de la francophonie dans ces rapports coloniaux, la question d'immigrations, du plurilinguisme, la place de la francophonie dans l'univers des langues. Il y a aussi la question du métissage, le rapport très canadien, mais aussi très important entre l'autonomie et la francophonie. On vit ici au Manitoba, avec les Métis francophones qui sont des Autochtones, souligne-t-il.

Étienne Rivard debout à la tribune.

Étienne Rivard, professeur de géographie à l'Université de Saint-Boniface et titulaire de la Chaire Senghor sur les imaginaires francophones, lors de la cérémonie du lancement mardi au Centre étudiant Étienne-Gaboury de l'USB.

Photo : Fournie par l'Université de Saint-Boniface

Étienne Rivard note que l'intégration de l'Université de Saint-Boniface à cette chaire pourrait faire en sorte que l'établissement ait plus de visibilité sur la scène internationale. Il estime que l'USB n'est pas la seule bénéficiaire de cette collaboration.

D'après lui, le réseau a aussi tout à y gagner, car l'USB, les chercheurs manitobains et plus largement de la francophonie de l'Ouest canadien peuvent le nourrir.

L'Université elle-même est un noyau de cette francophonie de l'Ouest, notamment avec le CEFCO [Centre d’études franco‑canadiennes de l’Ouest NDLR] avec l'Acfas Manitoba. Il y a beaucoup d'activités qui se font dans ce cadre-là et, vraisemblablement, la chaire pourra avoir des activités conjointes avec ces organismes, rallier encore plus de gens et créer davantage de synergies de recherche, soutient-il.

Selon Étienne Rivard, l'adhésion de l'USB au réseau s'est faite après un appel à contribution qui a eu lieu au printemps.

En plus de cette démarche, le professeur souligne qu'il a fallu également démontrer que la chaire n'arrivait pas dans un terrain vide, mais plutôt dans un environnement où existe un noyau solide de chercheurs, de travaux et de projets de recherche porteurs.

C'est probablement une des raisons pour lesquelles on a réussi à avoir cette chaire-là. Pour elle, ça va être un moyen, de bonifier les synergies existantes, donc de fédérer une bonne partie les chercheurs qui travaillent déjà sur ces questions de à l'échelle mondiale, indique-t-il.

La Chaire Senghor sur l'imaginaire francophone compte amorcer plusieurs projets. Étienne Rivard note que l'un des projets les plus importants vise à assurer la continuité de la Conférence Robert-Painchaud, nommée en l’honneur de l’historien franco-manitobain décédé en 1978.

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