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Une équipe de géologues a mis au jour ce qui pourrait être l'un des plus grands trésors minéraux de la planète. Situé sous la cordillère des Andes, ce gisement semble toutefois extrêmement complexe à exploiter en raison de son environnement hostile et des risques environnementaux majeurs qu'une extraction pourrait engendrer.
Le groupe canadien Lundin Mining et le géant australien BHP ont uni leurs forces pour exploiter ce jackpot minier. Le gisement se situe dans une région de haute altitude, à plus de 5 000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ce projet, baptisé Filo del Sol, se trouve à la frontière entre l'Argentine et le Chili, au nord, dans l'une des zones les plus inhospitalières du globe. Selon l'évaluation, les résultats s'affichent à 13 millions de tonnes de cuivres et 18,6 millions de kilogrammes d'argent. Des estimations avancent même que les groupes d'investisseurs auraient découvert "5 fois plus de métaux qu'attendus à mesure que les chercheurs continuent leurs fouilles en profondeur", selon l'AFP.
"Filo del Sol est l'une des découvertes les plus importantes de ces 30 dernières années et une aventure immense pour tous ceux qui y ont participé", a déclaré Jack Lundin, le PDG de Lundin Mining dans un communiqué de presse.
© 123rf
L'intérêt pour Filo del Sol est stratégique. Le cuivre, l'or et l'argent qu'il contient sont les piliers de la révolution technologique et énergétique actuelle. L'industrie des télécommunications et l'aérospatial dépendent de ces métaux précieux, tandis que l'Agence internationale de l'énergie prévoit une hausse de la demande de cuivre de 40% sur les deux prochaines décennies, partage dialogue earth. Cette pression sur l'offre a fait s'envoler les prix, la tonne de cuivre ayant franchi le seuil des 11 000 dollars l'an dernier.
Cependant, l'extraction de ce trésor se heurte à des barrières éthiques et environnementales critiques. Plusieurs ONG, dont la Fundación Ambiente y Recursos Naturales (FARN), dénoncent les activités du groupe minier. Elles accusent l'exploitation de violer la loi nationale sur la protection des glaciers. Le projet de mine à ciel ouvert se situe en effet dans une zone périglaciaire cruciale, qui fournit près de 70% de l'eau potable de la région.
Malgré ces alertes, le gouvernement argentin actuel semble favoriser l'industrie minière au détriment des régulations écologiques. L'exécutif d'extrême droite mène une politique d'assouplissement des lois environnementales, facilitant ainsi les activités de forage. Si le projet arrive à son terme, l'Argentine pourrait peser pour 5% de la production mondiale de cuivre d'ici 2030.
Autre limite, humaine celle-ci : à 5000 mètres d'altitude, les conditions de travail s'annoncent terribles : oxygène raréfié, froid intense, vents violents, etc. Les machines perdent aussi en performance rendant les manoeuvres logistiques complexes très difficiles.


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