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S’exprimant pour la première fois face caméra, Vadim Ermolaev a indiqué à CNN ce jeudi ne toujours pas comprendre la « raison » pour laquelle il aurait été visé.
Deux mois après l’attaque à l’engin explosif l’ayant visé à Monaco, l’homme d’affaires originaire d’Ukraine Vadim Ermolaev affirme, dans un entretien à CNN ce jeudi 20 août, ne toujours pas comprendre « la raison » pour laquelle il aurait été ciblé au mois de juin dernier.
« Je n’ai jamais eu d’ennemis. Je ne suis pas une personne qui aime la confrontation. J’ai toujours essayé d’éviter le moindre conflit », souligne-t-il à CNN, témoignant pour la première fois face caméra depuis sa tentative d’assassinat. « Je ne comprends pas la raison », appuie-t-il ensuite.
L’oligarque originaire d’Ukraine et ayant pris la nationalité chypriote a été grièvement blessé, ainsi que sa compagne et son fils, par un engin explosif déclenché à leur arrivée dans le hall de leur immeuble monégasque le 29 juin dernier. L’Ukrainienne Anastasiia Berezovska, principale suspecte de l’explosion, a été retrouvée tuée par balle en Ukraine début juillet.
« Avant cette attaque, je n’avais aucune raison de penser que ma vie pouvait être en danger, surtout dans un endroit comme Monaco », avait déjà expliqué le millionnaire lors de sa première interview après l’attaque, accordée par questions écrites à Nice-Matin mi-juillet.
Vadim Ermolaev ne voit pas de « rapport » avec les sanctions à son encontre
Dans son entretien à CNN, Vadim Ermolaev dément également tout lien avec le crime organisé. « Je n’ai jamais eu quoi que ce soit à voir avec ça de toute ma vie », affirme-t-il. « La police de Monaco m’a également demandé si ma famille pouvait être impliquée, ce qui était presque drôle, car tous mes biens sont déjà au nom de ma femme et de mes enfants », ajoute-t-il.
L’oligarque refuse également de penser que les sanctions dont il fait l’objet en Ukraine pour ses activités commerciales en Crimée (annexée par la Russie en 2014, NDLR) puissent avoir motivé l’attaque. « Je ne peux pas imaginer que cela ait un quelconque rapport avec les sanctions ukrainiennes à mon encontre, car cela signifierait que notre État se livrerait potentiellement à des exécutions extrajudiciaires. Et je ne peux tout simplement pas y croire », souligne-t-il.
Vadim Ermolaev est toutefois persuadé que l’attaque a été commanditée. « Quelqu’un a engagé à titre privé des spécialistes du renseignement militaire qui savent comment s’y prendre, et ceux-ci ont accepté la mission contre rémunération », estime-t-il.
L’enquête, elle, se poursuit à Monaco. Après la découverte du corps de Anastasiia Berezovska, le procureur général de Monaco avait indiqué que les investigations se poursuivaient « très activement, sous l’autorité des juges d’instruction, en lien avec les autorités de plusieurs pays, dont l’Ukraine, aux fins d’identifier toutes les personnes pouvant avoir participé aux faits commis à Monaco ainsi que leurs mobiles ».
Deux suspects, un ancien policier et un employé actuel de la Direction générale du renseignement (GUR) du ministère ukrainien de la Défense, ont été arrêtés pour le meurtre de l’Ukrainienne.


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