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Le couperet est tombé dans le dossier de l’ingénieure néo-brunswickoise Hélène Thériault, accusée d’avoir conçu plusieurs plans d’immeubles déficients. Elle reconnaît son incompétence et accepte de ne plus jamais pratiquer sa profession.
Cette affaire a éclaté en 2024 lorsqu’un ingénieur d’Halifax a sonné l’alarme sur le travail d’Hélène Thériault. Cet expert avait été appelé en renfort par un promoteur qui avait découvert des fissures dans un bâtiment en construction.
L’Association des ingénieurs et des géoscientifiques du Nouveau-Brunswick (AIGNB) a suspendu le permis d’Hélène Thériault en attendant que la lumière soit faite sur ces allégations. Des dizaines d’autres immeubles ont par la suite été examinés.
Au cours des mois suivants, 13 poursuites civiles ont été intentées contre elle et son entreprise (Ingénierie Match) par des promoteurs. Elle a aussi été poursuivie par la Ville de Caraquet en lien avec la conception du Centre des générations.
Ces clients ont allégué avoir effectué des travaux pour renforcer des éléments structuraux, tels que des dalles de béton et des fondations. Ils lui ont réclamé des sommes totalisant plusieurs millions de dollars.

Le promoteur de ce projet immobilier de Dieppe a intenté une poursuite civile contre Hélène Thériault. Il a allégué qu'il a découvert des fissures dans les murs de la fondation, en décembre 2023. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Becky Parsons
Le dossier est enfin résolu, du moins du point de vue de l'AIGNB. C’est ce qu’a annoncé l’ordre professionnel, mardi, plus de deux ans après les premières allégations.
Le comité accepte les recommandations faites conjointement par l’AIGNB et par Hélène Thériault. Cette dernière est déclarée inapte à exercer la profession d’ingénieur et son droit d’exercer la profession est révoqué.
Hélène Thériault ne pourra plus jamais demander l’autorisation d’exercer la profession, écope d’une amende de 10 000 $ et devra verser des frais de 65 000 $ à l’AIGNB.
L’ex-ingénieure reconnaît son incompétence
Dans la soumission conjointe signée par l’AIGNB et par Hélène Thériault, cette dernière fait une série d’admissions.
Elle reconnaît notamment qu’elle ne détient pas les compétences pour exercer la profession d'ingénieur et que son incompétence a fait subir un risque grave à la sécurité publique, à plusieurs reprises, sur une période de plusieurs années.

Plus de deux ans après les premières allégations contre le travail d'Hélène Thériault, l'Association des ingénieurs et des géoscientifiques du N.-B. annonce que le dossier est résolu. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Capture d'écran
Hélène Thériault admet aussi que son incompétence a obligé plusieurs personnes et entités à prendre des mesures immédiates et exhaustives pour préserver la sécurité publique.
Il s’agit de ses anciens clients, du ministère de la Sécurité publique du Nouveau-Brunswick, du Bureau du prévôt des incendies, de diverses municipalités, de l’AIGNB et de membres de l’AIGNB.
Plus de détails à venir...


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