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Une chenille poilue a terminé de faire des dégâts, sauf peut-être dans certaines zones circonscrites entre Dégelis et Pohénégamook. Le rapport que vient de déposer le ministère des Ressources naturelles et des Forêts démontre que la superficie infestée a diminué de 75 % entre 2024 et 2025.
La livrée des forêts, une chenille qui apparaît généralement en mai, n'est pas une habituée des forêts bas-laurentiennes. Depuis 1938, il y a eu trois ou quatre épidémies, note l'entomologiste du ministère, Pierre Therrien.
Et contrairement à la tordeuse des bourgeons de l'épinette, l'insecte dont on parle ne trimballe pas la réputation d'être particulièrement impitoyable.
Bien qu'il entraîne parfois la défoliation complète d'un arbre, le plus souvent un peuplier faux-tremble ou un érable, la chenille bleuâtre, que l'on retrouve régulièrement sous la forme aplatie sur les routes de campagne, n'a relativement pas d'impact sur les peuplements en santé.
Les arbres qui vont mourir, ce sont des arbres qui sont déjà stressés, alors on peut dire que les épidémies de livrées ont un effet d'assainissement sur les peuplements, explique le spécialiste des insectes.

Cette photo montre plusieurs érables défoliés par la livrée des forêts dans une érablière de Saint-Quentin, au nord-est du Nouveau-Brunswick.
Photo : Gracieuseté : Jean-François Laplante
N'empêche, des acériculteurs du Témiscouata se méfient de la chenille gourmande. C'est pourquoi des centaines d'hectares ont été pulvérisés d'insecticides biologiques entre 2023 et 2025, aux frais des producteurs de sirop d'érables eux-mêmes.
À ce sujet, la science demeure nébuleuse, nuance Pierre Therrien. On pense qu'il peut y avoir un effet sur la production de sirop, mais nous ne sommes pas capables de le chiffrer, donc c'est très difficile pour le ministère de recommander l'arrosage.
En 2025, le ministère des Ressources naturelles et des Forêts a répertorié 2 534 hectares de défoliation, principalement au Témiscouata, entre les lacs Témiscouata et Pohénégamook. En 2024, cette superficie représentait plus de 10 500 hectares et comprenait aussi le sud du Kamouraska et le JAL, c'est-à-dire, l'est du Témiscouata.


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