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Les catastrophes météorologiques, feux de forêt, inondations, tempêtes de grêle, tornades, que connaît l’Alberta risquent de continuer à faire augmenter les primes d’assurance. L’industrie tente de s’adapter, mais les solutions exigent des changements structurels.
Le nombre de réclamations et le coût des primes d’assurance ont augmenté de façon importante dans les dernières années, observe Harpuneet Kaur, directrice de Humble Insurance Brokers Inc. Les clients demandent souvent pourquoi leur prime augmente alors qu’ils n’ont pas soumis de réclamations eux-mêmes.
Les compagnies d’assurance doivent percevoir suffisamment de primes pour alimenter les fonds communs qui permettent de payer les indemnités d’assurance.
Le principe de l'assurance, c’est que le risque encouru par quelques-uns est partagé par le plus grand nombre.
Mme Kaur observe une hausse des primes chez l’ensemble des compagnies d’assurance, mais aussi des changements dans le type de couverture.
Les propriétés situées dans des zones inondables, par exemple, deviennent d’autant plus difficiles et chères à assurer. Les franchises sont aussi plus élevées, la couverture est réduite ou encore certaines situations deviennent des suppléments à la police d’assurance de base. La meilleure solution, selon Mme Kaur, est de comparer les offres des différentes compagnies d'assurance.
Une responsabilité partagée
Le gouvernement albertain reconnaît la pression exercée par les phénomènes météorologiques extrêmes sur le coût de l’assurance habitation, indique par courriel la porte-parole au ministère des Finances, Juliana Rodriguez.
Un groupe de travail interministériel a été mis sur pied pour examiner comment réduire le coût des assurances. Il mise sur l’amélioration de la résilience des logements et étudie comment les matériaux de construction résilients peuvent contribuer à réduire les primes. Des recommandations seront formulées ultérieurement.
L’adaptation des logements et des communautés aux changements climatiques est également l’approche préconisée par le Bureau de l’assurance du Canada (BAC), qui représente les sociétés d’assurance à travers le pays. Il avance que la résilience est une responsabilité partagée entre les gouvernements, les assureurs, les municipalités et les communautés.
Le BAC souhaite, par exemple, voir des règles d’aménagement qui empêcheront de nouvelles constructions dans des zones à risque élevé d’inondation ou de feux de forêt, un soutien aux rénovations qui permettent de rendre les habitations existantes plus résilientes, ou encore une plus grande sensibilisation du public aux mesures préventives qui peuvent être prises.


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