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L’heure est à la réparation des dégâts après les inondations au Cap-Breton

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Les autorités municipales, provinciales et des équipes du secteur privé poursuivent les efforts d’évaluation des dégâts et de réparation des infrastructures endommagées par des pluies torrentielles sur l’est de la Nouvelle-Écosse en fin de semaine.

Plus de 200 millimètres d'eau sont tombés par endroits, ce qui a mené au déclenchement de l'état d'urgence dans trois comtés au Cap-Breton.

Les eaux de pluie ont coupé des routes par endroits. Des équipes effectuent des travaux de réparation. Les autorités estimaient lundi midi que 45 routes étaient encore impraticables ou endommagées au Cap-Breton.

Notre travail consiste maintenant à mesurer toute l'ampleur de ce qui doit être fait et de définir les priorités. Nous sommes contents que, dans ce cas-ci, se trouver au bas de la liste des priorités ne signifie pas, par exemple, être le dernier à être servi, indique Lois Landry, préfète de la Municipalité du comté de Richmond.

Les grands moyens sont déployés pour aider les gens qui ont d’immenses difficultés à sortir, tandis que des entrepreneurs privés installent des ponceaux dans les allées des gens. Beaucoup de travail est effectué dans toute la région.

Lois Landry répond aux questions d'un journaliste dans un stationnement.

Lois Landry, préfète de la Municipalité du comté de Richmond.

Photo : Radio-Canada

Mme Landry félicite les secouristes et les pompiers volontaires pour leurs efforts auprès des sinistrés en collaboration avec les autorités municipales et provinciales. C’est une occasion extraordinaire de voir tout le monde travailler ensemble.

Reda Debbagh, gestionnaire des opérations de secours de la Croix-Rouge en Atlantique, recommande aux sinistrés de s’informer sur l’évolution de la situation par Internet ou en écoutant les bulletins d’information à la radio.

S’il y a un conseil que je peux passer aujourd’hui, c’est d’être au courant de ce qui se passe, et aussi, de rester chez vous, souligne M. Debbagh.

Aux résidents qui ont de l'eau dans le sous-sol de leur maison, la Croix-Rouge offre des trousses de nettoyage à partir de son bureau dans la Municipalité régionale du Cap-Breton, à Sydney, indique M. Debbagh. Le bureau est ouvert chaque jour de 9 h à 17 h.

Un phénomène rare, mais qui rappelle des souvenirs

Il s'agirait d'un phénomène d'une rareté exceptionnelle, selon Bob Robichaud, météorologue chez Environnement et Changement climatique Canada. C’est une quantité immense d’eau, constate-t-il en précisant qu’il s’agit du même système météorologique qui a apporté des pluies torrentielles en Ontario plus tôt la semaine dernière.

Lundi matin, M. Robichaud précisait en entrevue à l’émission Le Réveil que le système en question est encore en place, mais se dirige tranquillement, très tranquillement vers l’Est. Selon le météorologue, au fur et à mesure que le système se déplace, il s’affaiblit, et lundi devrait être la dernière journée de pluie.

La tempête ravive des souvenirs pour Ronald Labelle, résident de Sydney. Il se souvient de pluies torrentielles et de pannes majeures qui ont poussé les autorités locales à se dire en état d'urgence en 2016.

Ce n’est pas du jamais vu, c’est du déjà vu. Tout le monde ici dit : "Oui, c’est comme dix ans passés, la tempête de l’Action de grâce qu’on a eue en octobre 2016." Justement, c’est ça qui nous a permis de nous préparer parce que quand on a vu comment ça s’annonçait, jeudi et vendredi, on s’est dit : "Oui, on ne va pas dormir vendredi soir, on va surveiller notre maison." Il y a eu des inondations partout.

Deux voitures circulent lentement sur la route recouverte d'eau.

Une route inondée dans le comté de Richmond en Nouvelle-Écosse, le 5 septembre 2026.

Photo : La Presse canadienne / Steve Wadden

C’est vraiment quasiment une répétition de ce qui est arrivé dix ans passés.

Odilon Boudreau, un résident du Cap-Breton, décrit la violence du déluge survenu en fin de semaine.

C’est comme s’il y avait eu quelqu’un avec des seaux d’eau, une chaudière d’eau. Si tu te mets debout et que quelqu’un te vide la chaudière sur la tête, ça descendait comme ça. Je n’ai jamais vu une averse comme ça. C’était comme un déluge, affirme M. Boudreau.

Rochelle Heudes, une résidente du comté de Richmond, souligne l'élan de solidarité dans la population locale.

Ça, c’est une chose au Cap-Breton. Le monde est toujours là pour aider l’un l’autre. On a vu ça beaucoup. Il y a des personnes qui ont indiqué : "Écoute, il y a tu du monde disponible avec des quatre roues juste pour aller voir les personnes qui étaient isolées, essayer de voir qui a besoin d’aide", explique Mme Heudes.

Avis de conservation de l’eau pour le comté d’Inverness

La Municipalité du Comté d’Inverness exhorte les résidents raccordés au réseau municipal à économiser l’eau.

Par voie de communiqué, la Municipalité a expliqué que la mesure est nécessaire parce que les pluies de la fin de semaine ont considérablement augmenté la turbidité de l’eau provenant du barrage de Judique. La conservation de l’eau est nécessaire pour aider à maintenir l’approvisionnement en eau potable jusqu’à ce que le traitement normal puisse reprendre.

Avec des renseignements de Kheira Morellon et de l'émission Le Réveil

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