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AFFAIRES. Bryan Montcalm, associé-directeur chez N&N Remorques, fait savoir que l’entreprise familiale est «déçue» que la Ville de Drummondville souhaite aller en appel à la suite du jugement rendu le 9 septembre par la Cour supérieure.
Pour rappel des faits, à la suite d’un examen «approfondi» de ce dernier dans le dossier d’expropriation de terrains visés par le projet d’écoparc, la Municipalité a décidé de mandater ses procureurs afin de déposer une demande pour être entendue en Cour d’appel.
Dans le jugement, la Cour supérieure annule les avis d’expropriation transmis par la Ville de Drummondville en lien avec des terrains appartenant à l’entreprise N&N Remorques.
Devant les journalistes, après la séance du conseil municipal du 21 septembre, le maire Jean-François Houle a expliqué que cette décision repose sur quatre motifs, indiqués dans la demande de permission.
M. Montcalm et sa famille auraient voulu un «autre dénouement». «On aurait espéré que la Ville tente de corriger le tir et de trouver une solution, au lieu [de tenter] d’aller en appel, précise Bryan Montcalm, en entretien téléphonique avec L’Express. Ça rajoute une couche d’incertitude. Ça met sur la glace plusieurs décisions pour notre vision.»
Rappelons que les terrains actuellement en litige serviraient à l’entreprise située sur la route 139 à Saint-Nicéphore d’aménager un campus permettant ainsi de réunir à un seul endroit toutes les étapes pour la fabrication d’une remorque en acier galvanisé.
Si la Ville n’avait pas pris la décision de faire une demande pour aller en appel, Bryan Montcalm raconte que son entreprise aurait pu recommencer à mettre de l’avant sa vision.
«Ça aurait été de s’arrimer avec l’usage industriel projeté pour les terrains derrière [notre entreprise], spécifie-t-il. On avait déposé un plan clair. On aurait pu remettre en marche tous les projets qui sont dans le but d’agrandir nos opérations.»
«Par exemple, on n’a pas d’espace pour faire certains modèles de remorques en ce moment, qui est une période achalandée, continue-t-il. Si on décide de les produire, il faut faire du délestage sur d’autres modèles. On aurait tout pu mettre ces idées-là de l’avant et travailler avec la Ville. On ne peut pas faire ça de façon cavalière. Il y a des règlements à suivre. Mais ça prend de la collaboration.»
Par ailleurs, à la suite du jugement, Bryan Montcalm affirme que sa famille a envoyé une lettre à la Ville afin d’explorer la possibilité d’un dialogue. Elle s’est toutefois fait répondre que la voie à suivre était celle de l’appel.
M. Montcalm informe que son entreprise continue ses activités actuelles et attend de savoir si la bataille judiciaire demandera l’intervention ou non de la Cour d’appel.


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