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Sport 15/07/2026 20:59
L’étape de ce mercredi entre Vichy et Nevers efface un record datant de 1999 sur la Grande Boucle.
Par Vincent Gibert avec AFP

ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
L’arrivée au sprint à Nevers, terme de la 11e étape du Tour de France, le 15 juillet 2026.
Toujours plus vite. Vainqueur surprise à Nevers, le Norvégien Soren Waerenskjold a remporté ce mercredi 15 juillet l’étape la plus rapide de l’histoire du Tour de France, avec une moyenne de 50,91 km/h.
Après dix jours de canicule, les quelques gouttes de pluie au départ à Vichy ont donné le coup d’envoi d’une journée supersonique pour effacer des tablettes le précédent record s’agissant d’une étape en ligne (50,36 km/h), en 1999 entre Laval et Blois, où l’Italien Mario Cippolini s’était imposé.
Depuis l’époque de « Super Mario », le matériel et le niveau général des coureurs ont beaucoup progressé et ces dernières années les records de vitesse sur les classiques, de Paris-Roubaix au Tour des Flandres, sont tombés comme des mouches.
Rien d’étonnant donc que le Tour y succombe, dès lors que les conditions étaient réunies comme ce mercredi avec du vent de dos sur une étape plate et courte - 161 km avalés en 3h10.
« Dans le cyclisme moderne, ça va de plus en plus vite, on y est habitués maintenant », a souligné le vainqueur du jour qui s’est même dit « surpris » que le record ait été battu parce que « l’étape n’a pas été si dure que ça ».
Étape courte
Tadej Pogacar, qui a passé une journée tranquille comme tous les favoris, s’est rendu compte que ça allait vite, quand même, lorsqu’il s’est arrêté pour satisfaire un besoin naturel. « On a eu un mal fou à revenir dans le peloton », a raconté le maillot jaune avant de lister les raisons de ce nouveau record. « D’abord, l’étape était courte et puis il y a eu une belle échappée qui avait une vraie chance d’aller au bout. Les équipes de sprinteurs ont dû s’employer pour les rattraper et ça a forcément joué sur la moyenne. Mais la principale raison, c’est le vent dans le dos. »
Waerenskjold était d’accord. « Le peloton ne laisse plus beaucoup de marge aux échappés et la moyenne s’en ressent », a souligné le colosse d’Uno-X, 1,95 m pour 92 kg, après avoir décroché, à 26 ans, « la plus belle victoire » de sa carrière.
Le Norvégien, vainqueur du Het Nieuwsblad l’an dernier, s’est imposé au terme d’un sprint décousu en suivant Cees Bol, le lanceur d’Olav Kooij, qui avait pris quelques mètres d’avance, pour créer la surprise devant Kooij et Jasper Philipsen, déclassé puis reclassé à la troisième place.


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