NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La proposition de loi vise à protéger les adolescents contre les dangers de plateformes (TikTok, Instagram, Snapchat...) accusées de favoriser le cyberharcèlement, de diffuser des contenus violents et de nuire à la concentration. Avec ce texte, le gouvernement souhaite avant tout préserver la santé mentale des jeunes.
Amélioration du sommeil, meilleure image de soi, réduction du risque de dépression…
« L'adolescence est une période sensible dans le développement et la construction de l'identité individuelle et sociale. Les adolescents ont moins de capacités de régulation émotionnelle et comportementale que les adultes, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux effets délétères des réseaux sociaux », expliquent des experts engagés par l’Anses pour un travail d'expertise sur les effets potentiels des usages des réseaux sociaux sur la santé des adolescents.
Ces experts - épidémiologistes, biologistes ou pédopsychiatres - ont dressé la liste des effets délétères des réseaux sociaux sur la santé des ados. Des effets que la proposition de loi du gouvernement entend contrecarrer.
Cette interdiction, si elle est appliquée, pourrait améliorer le sommeil des jeunes. Il faut savoir que plus on passe de temps sur les réseaux sociaux, plus l'heure du coucher est retardée. Le processus d'endormissement est aussi perturbé. Or, un sommeil de mauvaise qualité peut provoquer une somnolence diurne, de l'irritabilité, de la tristesse et augmente le risque de symptômes dépressifs.
Sur les réseaux sociaux, beaucoup de contenus sont centrés sur l'apparence physique. Mais ces contenus, souvent retouchés, sont très éloignés de la réalité. Cela peut créer des complexes, voire de la dysmorphophobie. Chez certaines personnes, notamment les jeunes filles, il y a un vrai risque de troubles alimentaires. Interdire l'accès aux réseaux sociaux aux ados, c'est leur permettre de grandir et de s'épanouir sans avoir à coller à un modèle unique de beauté.
Enfin, cette mesure a pour but d'éloigner les jeunes des contenus violents, qui malheureusement pullulent sur les réseaux sociaux. Ces contenus peuvent faire l'apologie de comportements à risque comme la consommation de drogues, les tentatives de suicide, l'automutilation ou encore l’anorexie. Interdire ces plateformes aux jeunes, c'est aussi les protéger contre le cyberharcèlement qui n'est pas sans conséquence sur leur santé mentale.
Les contenus visuels des réseaux sociaux, très souvent retouchés, peuvent créer des complexes, notamment chez les jeunes filles. © diy13, Adobe Stock
Interdiction totale : est-ce la solution la plus efficace ?
Quelques études se sont intéressées aux effets d'une interdiction totale. Elles ont conclu que les bénéfices étaient limités. Une étude menée auprès de 1 200 élèves, et relayée par The Times, a révélé que limiter l'utilisation du téléphone n'améliore ni les résultats scolaires ni le bien-être mental. Néanmoins, les auteurs de ces travaux estiment qu'une réduction du temps passé devant les écrans est nécessaire.
Au-delà des questions qui se posent autour de son éventuelle efficacité, l'interdiction totale de ces plateformes aux moins de 15 ans est une mesure qui sera difficile à mettre en place. La vérification fiable de l'âge de chaque utilisateur constitue un des principaux obstacles. Le gouvernement réfléchit à deux pistes : la vérification de la pièce d'identité ou l'utilisation d'outils de reconnaissance faciale. À cet obstacle vont s'en ajouter d'autres, comme un cadre juridique européen contraignant et un manque de coopération des plateformes elles-mêmes.
La proposition de loi du gouvernement soulève aussi une autre question : les réseaux sociaux n'apportent-ils vraiment rien aux adolescents ? Ils peuvent avoir des effets positifs selon l'usage et les contextes. Ces bénéfices ont été documentés. Une étude publiée dans la revue JMIR Mental Health, en 2024, a démontré que les réseaux sociaux permettaient à certains adolescents de maintenir des liens sociaux, de réduire leur solitude et de trouver du soutien. Une autre, publiée dans la revue Journal of Prevention, a conclu que les réseaux sociaux offraient des occasions d'explorer son identité, de développer des compétences sociales, d'accéder à l'information ou de s'engager dans des discussions sur des sujets importants.
Ces bénéfices suggèrent qu'un bannissement total pourrait avoir des conséquences négatives chez certains adolescents, notamment ceux qui bénéficient d'un soutien social important grâce aux plateformes.
Dans son rapport d'expertise, l'Anses ne préconise d'ailleurs pas une interdiction totale des réseaux sociaux aux adolescents. Elle recommande un accès uniquement aux réseaux sociaux conçus et paramétrés pour protéger leur santé.


4 month_ago
136



























.jpg)






French (CA)