Du 1er au 7 juin 2026, la semaine de sensibilisation aux troubles des conduites alimentaires (TCA) met en lumière l’hyperphagie boulimique, le plus fréquent, en rappelant qu’il s’agit d’une question de santé mentale et non de volonté, comme elle est très souvent perçue.

En partenariat avec Destination Santé - Hier à 17:00 - Temps de lecture :

  • L’hyperphagie boulimique se caractérise par des épisodes répétés de consommation excessive de nourriture avec une sensation de perte de contrôle, appelés accès hyperphages. Il s’agit aujourd’hui du TCA le plus fréquent, touchant environ 3 à 5 % de la population (probablement sous-estimé), aussi bien hommes que femmes.Photo Adobe Stock

    L’hyperphagie boulimique se caractérise par des épisodes répétés de consommation excessive de nourriture avec une sensation de perte de contrôle, appelés accès hyperphages. Il s’agit aujourd’hui du TCA le plus fréquent, touchant environ 3 à 5 % de la population (probablement sous-estimé), aussi bien hommes que femmes.

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  • En quoi est-ce différent de la crise de boulimie ? Cette dernière correspond à un épisode hyperphagique (ingestion d’une grande quantité d’aliments en un temps court, le plus souvent en cachette) associé à un sentiment de perte de contrôle alimentaire au moment de la crise (impossibilité de maîtriser la quantité ou de s’arrêter). Lorsqu’il existe des crises de boulimie sans comportement compensatoire visant à éviter la prise de poids (vomissements, jeûne, prise de médicaments, exercice physique excessif), on parle d’hyperphagie boulimique (ou d’hyperphagie incontrôlée). Un trouble qui s’accompagne fréquemment d’obésité.Photo Adobe Stock

    En quoi est-ce différent de la crise de boulimie ? Cette dernière correspond à un épisode hyperphagique (ingestion d’une grande quantité d’aliments en un temps court, le plus souvent en cachette) associé à un sentiment de perte de contrôle alimentaire au moment de la crise (impossibilité de maîtriser la quantité ou de s’arrêter). Lorsqu’il existe des crises de boulimie sans comportement compensatoire visant à éviter la prise de poids (vomissements, jeûne, prise de médicaments, exercice physique excessif), on parle d’hyperphagie boulimique (ou d’hyperphagie incontrôlée). Un trouble qui s’accompagne fréquemment d’obésité.

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  • Il est à distinguer du grignotage, une prise alimentaire répétée, souvent fractionnée, de petites quantités d’aliments sur la journée, sans épisode clairement isolé ni perte de contrôle franche. Photo Adobe Stock

    Il est à distinguer du grignotage, une prise alimentaire répétée, souvent fractionnée, de petites quantités d’aliments sur la journée, sans épisode clairement isolé ni perte de contrôle franche. 

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Manger sans réussir à s’arrêter ? Se sentir honteux ou isolé face à des pertes de contrôle alimentaire ? Avoir l’impression d’être « accro à la nourriture » ? Et si ces expériences étaient le signe d’un trouble de santé mentale ? À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation aux troubles des conduites alimentaires (TCA) mardi 2 juin, la Fédération Française Anorexie Boulimie (FFAB, société savante de référence), en partenariat avec la Fédération Nationale des Associations liées aux TCA (FNA-TCA), organise du 1er au 7 juin 2026 une semaine nationale consacrée à l’hyperphagie boulimique et aux accès hyperphages.  

En France, les TCA, qui regroupent l’anorexie mentale, la boulimie, l’hyperphagie boulimique et les troubles des conduites alimentaires atypiques, concernent près d’un million de personnes.

Quand parle-t-on vraiment d’hyperphagie boulimique ?

L’hyperphagie boulimique se caractérise par des épisodes répétés de consommation excessive de nourriture avec une sensation de perte de contrôle, appelés accès hyperphages. Il s’agit aujourd’hui du TCA le plus fréquent, touchant environ 3 à 5 % de la population (probablement sous-estimé), aussi bien hommes que femmes.

En quoi est-ce différent de la crise de boulimie ? Cette dernière correspond à un épisode hyperphagique (ingestion d’une grande quantité d’aliments en un temps court, le plus souvent en cachette) associé à un sentiment de perte de contrôle alimentaire au moment de la crise (impossibilité de maîtriser la quantité ou de s’arrêter). Lorsqu’il existe des crises de boulimie sans comportement compensatoire visant à éviter la prise de poids (vomissements, jeûne, prise de médicaments, exercice physique excessif), on parle d’hyperphagie boulimique (ou d’hyperphagie incontrôlée). Un trouble qui s’accompagne fréquemment d’obésité.

Il est à distinguer du grignotage, une prise alimentaire répétée, souvent fractionnée, de petites quantités d’aliments sur la journée, sans épisode clairement isolé ni perte de contrôle franche. 

Pourquoi ce trouble reste-t-il si peu identifié ?

Malgré une hausse des cas, d’après les experts, ce trouble est encore peu diagnostiqué et stigmatisé. La faute à nombre d’idées reçues qui retardent sa reconnaissance et donc l’accès à un parcours de soins. L’hyperphagie boulimique n’est pas un manque de volonté, martèle la FFAB. Elle ne touche pas non plus uniquement certaines catégories de population. Il s’agit d’un trouble complexe, à la fois psychologique, biologique et social.

L’accès hyperphage ne se limite pas à l’alimentation : il s’accompagne souvent de souffrance psychique, de honte, de culpabilité et d’isolement, ce qui ne favorise par son identification. Les soignants, par manque de connaissance de la pathologie et des difficultés de repérage, peuvent eux aussi, sans le vouloir, entretenir des clichés et la culpabilité.

Les situations à risque : des affections somatiques et des manifestations psychologiques

L’hyperphagie boulimique apparaît en moyenne un peu plus tard que les autres TCA, le plus souvent après 20 ans, même si des débuts plus précoces existent et sont associés à des formes plus sévères.

Parmi les situations à risque d’hyperphagie boulimique, et de boulimie, on trouve les affections somatiques comme des variations pondérales rapides sans cause organique retrouvée, ainsi que des situations de surpoids ou d’obésité dont l’évolution est défavorable et inexpliquée malgré une prise en charge. Elles incluent aussi des pathologies nécessitant un contrôle alimentaire strict (les diabètes de type 1 et 2), ainsi que la maladie cœliaque. On retrouve également des perturbations ou absence des règles et des troubles de la fertilité, des symptômes gastro-intestinaux inexpliqués (reflux gastro-intestinaux, douleurs gastriques, troubles du transit), des vomissements répétés inexpliqués, des hypokaliémies inexpliquées (baisse du taux de potassium) et des érosions dentaires.

Quant aux manifestations psychologiques, elles regroupent des tentatives de suicide et des automutilations, des addictions et des abus de substances psychoactives (alcool), des troubles anxieux et des troubles de l’humeur tels que les épisodes dépressifs et les troubles bipolaires, des troubles de la personnalité, un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), ainsi que des psychotraumatismes (abus sexuels, maltraitance).

Des prises en charge adaptées existent, qui permettent une amélioration, voire une guérison, et ce d’autant plus qu’elles sont précoces. Elle doit être d’emblée pluridisciplinaire (somatique, psychologique, nutritionnelle, sociale et familiale).

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