Une technique développée par l’INRS et l’Université de Montréal pourrait révolutionner le dépistage du cancer de la peau. Grâce à un tatouage temporaire capable de mesurer de minuscules variations de température à la surface de la peau, des tumeurs encore invisibles à l’œil nu pourraient être détectées très tôt.

En partenariat avec Destination Santé - Hier à 09:36 | mis à jour hier à 09:54 - Temps de lecture :

  •  mesurer la chaleur produite par les cellules cancéreuses.Photo Adobe Stock

    Détecter un cancer de la peau avant même qu’il ne soit visible. C’est le défi que se sont lancé des chercheurs de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et de l’Université de Montréal. Leur solution, baptisée SMEAR‑ULM, repose sur une idée simple mais longtemps jugée difficile à exploiter : mesurer la chaleur produite par les cellules cancéreuses.

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  • Bien que les tumeurs soient connues pour produire davantage de chaleur en raison de leur activité métabolique accrue, ce signal a longtemps été jugé trop imprécis pour une utilisation diagnostique. Photo Adobe Stock

    Bien que les tumeurs soient connues pour produire davantage de chaleur en raison de leur activité métabolique accrue, ce signal a longtemps été jugé trop imprécis pour une utilisation diagnostique. 

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  • Ce nouveau système franco-canadien repose sur un dispositif de microaiguilles indolores qui déposent des nanoparticules spécialisées juste sous la surface de la peau. Ces nanoparticules forment alors un « tatouage intelligent » temporaire qui agit comme un réseau de thermomètres microscopiques. Lorsqu’elles sont éclairées par une lumière proche infrarouge, ces particules émettent une lumière.Photo Adobe Stock

    Ce nouveau système franco-canadien repose sur un dispositif de microaiguilles indolores qui déposent des nanoparticules spécialisées juste sous la surface de la peau. Ces nanoparticules forment alors un « tatouage intelligent » temporaire qui agit comme un réseau de thermomètres microscopiques. Lorsqu’elles sont éclairées par une lumière proche infrarouge, ces particules émettent une lumière.

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Détecter un cancer de la peau avant même qu’il ne soit visible. C’est le défi que se sont lancé des chercheurs de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et de l’Université de Montréal. Leur solution, baptisée SMEAR‑ULM, repose sur une idée simple mais longtemps jugée difficile à exploiter : mesurer la chaleur produite par les cellules cancéreuses.

Bien que les tumeurs soient connues pour produire davantage de chaleur en raison de leur activité métabolique accrue, ce signal a longtemps été jugé trop imprécis pour une utilisation diagnostique. 

Un tatouage comme thermomètre

Ce nouveau système franco-canadien repose sur un dispositif de microaiguilles indolores qui déposent des nanoparticules spécialisées juste sous la surface de la peau. Ces nanoparticules forment alors un « tatouage intelligent » temporaire qui agit comme un réseau de thermomètres microscopiques. Lorsqu’elles sont éclairées par une lumière proche infrarouge, ces particules émettent une lumière. « La durée de cette émission dépend directement de la température locale, expliquent les auteurs. Comme les cellules cancéreuses consomment davantage d’oxygène et de nutriments que les cellules saines, elles produisent plus de chaleur, ce qui permet de déceler ces anomalies par voie optique. »

Associé à un système d’imagerie ultrarapide, SMEAR‑ULM produit en une seule prise une carte thermique détaillée, avec une résolution inférieure au millimètre. Cette performance permet de détecter des mélanomes extrêmement précoces, à un stade à partir duquel ils sont généralement beaucoup trop petits pour être repérés par les techniques d’imagerie classiques. 

Les premiers tests, réalisés chez la souris, sont prometteurs. À terme (après des tests sur humains), cette technologie pourrait réduire le recours aux biopsies inutiles, aujourd’hui fréquentes dans le diagnostic des lésions cutanées suspectes. Et les retombées potentielles sont importantes. Les cas de mélanome ne cessent d’augmenter. La détection précoce demeure essentielle pour améliorer les chances de survie.

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