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TRIBUNE - En raison de la canicule, le préfet de police de Paris a annoncé l’interdiction de la consommation d’alcool sur la voie publique dans la capitale. L’État-nounou préfère encore une fois la réaction symbolique à la résolution de nos problèmes structurels, dénonce le fondateur de l’Institut Sapiens, Olivier Babeau.
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Il fait chaud. La puissance publique fait ce qu’elle fait le mieux : revêtir ses habits d’État-nounou. Le préfet de police de Paris a interdit la consommation d’alcool sur la voie publique à partir de vendredi midi, puis sa vente à partir de 18 heures, emboîtant le pas à son collègue des Hauts-de-Seine. Motif invoqué : des hôpitaux « saturés » par l’afflux de patients touchés par la canicule. On comprend l’intention, dictée par l’urgence sanitaire. On ne peut pourtant s’empêcher d’y voir, une fois encore, la signature d’un pays qui se déglingue et préfère corriger les comportements individuels plutôt que d’interroger ses propres défaillances structurelles.
Tocqueville décrivait avec une précision prophétique ce « pouvoir tutélaire », « absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux », qui, sous couvert de veiller au bonheur des citoyens…


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