Ce mercredi au micro de Christine Kelly, le professeur Robert Cohen a réagi à la crise de l'hantavirus. Pour le docteur, "la situation est maîtrisée et bien prise en charge" et s’est montré positif après les récentes déclarations du gouvernement.
Interrogé ce mercredi dans l’émission Christine Kelly et vous sur Europe 1, le professeur Robert Cohen s’est voulu rassurant sur la gestion de la crise de l’hantavirus en France. Alors que les premières mesures sanitaires peuvent impressionner, l’infectiologue estime qu’elles sont nécessaires pour éviter toute propagation du virus sur le territoire.
"Globalement, la situation est bien maîtrisée et bien prise en charge", a-t-il assuré dans Christine Kelly et vous sur Europe 1, rappelant toutefois la dangerosité du virus. "Voilà un virus qui est probablement très peu contagieux mais qui est très grave", a-t-il expliqué, en soulignant également que son incubation pouvait être "très longue", parfois de plusieurs semaines.
"La prudence impose des mesures très fortes précocement"
Pour Robert Cohen, cette particularité justifie des mesures fortes dès les premiers cas. "La prudence impose des mesures très fortes précocement", a poursuivi l’infectiologue dans Christine Kelly et vous sur Europe 1, avec un objectif clair : empêcher l’installation de chaînes de transmission en France. Selon lui, il est "beaucoup plus facile de contrôler très tôt" la situation, avant que le virus ne circule davantage dans la population.
Le professeur Robert Cohen comprend toutefois que certaines images puissent inquiéter, notamment celles de transports médicalisés avec des équipes lourdement protégées. Mais il refuse l’idée d’une réaction excessive. "Ça peut paraître extrêmement exagéré quand on voit ces images de transports par SAMU, de gens habillés de la tête aux pieds", a-t-il reconnu avant d’ajouter que ces précautions sont indispensables "si on veut être le plus efficace possible en début d’épidémie".


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