NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les troubles du neurodéveloppement sont en constante augmentation depuis plusieurs années chez les enfants, et de plus en plus d'études suggèrent que les polluants chimiques, tels que les perturbateurs endocriniens, pourraient être en cause dans cette recrudescence.
La grossesse et la petite enfance sont des périodes qu'on appelle périodes de « sensibilité particulière », durant lesquelles on est plus sensibles aux effets des expositions aux polluants chimiques. Le bébé est en effet en pleine maturation, ses organes se forment, et toute perturbation peut laisser des traces durables sur son organisme.
Les auteurs d'une nouvelle étude - des chercheurs du CNRS, de l'Inserm, de l'Université Grenoble Alpes, du CHU de Grenoble Alpes et de l'Institut de Barcelone pour la santé mondiale - ont étudié l'exposition chimique d'un groupe de 1500 femmes enceintes résidant dans les régions de Grenoble et de Barcelone.
Mesurer l’imprégnation des mères
Ils ont prélevé chez elles 40 échantillons d'urine au cours de leur grossesse afin d'évaluer finement l'évolution du degré d'imprégnation sur plusieurs mois pour une douzaine de composés chimiques :
- des bisphénols ;
- des parabènes ;
- d'autres composés phénoliques comme le triclosan (un antibactérien).
Quel lien avec le comportement à deux ans
Quand leur enfant avait deux ans, les parents ont été invités à remplir un questionnaire, comportant une centaine d'items, destiné à évaluer les comportements en lien avec l'agressivité, le déficit d'attention ou la capacité relationnelle. On sait que des scores élevés à ces questionnaires prédisposent à des troubles du comportement plus tard (anxiété, dépression, hyperactivité, problème d'attention...).
Les auteurs ont ensuite cherché à savoir s'il existait un lien entre la teneur urinaire en polluants chimiques et le score obtenu au questionnaire.
Les résultats, publiés dans la revue Lancet Planetary Health, montrent que la présence de deux substances chimiques est clairement associée à une augmentation des scores neurodéveloppementaux :
- le méthylparabène (chez les filles et les garçons) ;
- le bisphénol S (seulement chez les garçons).
Le bisphénol S et le méthylparabène sont susceptibles d’interagir avec les hormones thyroïdiennes et les hormones sexuelles qui sont impliquées dans le développement du cerveau. © Martinez, Adobe Stock (image générée à l’aide de l’IA)
Perturbateurs hormonaux
Impossible pour le moment de savoir précisément comment ces deux substances exercent leur effet nocif. Ce que l'on sait en revanche, c'est que le méthylparabène est suspecté d'être un perturbateur endocrinien et que le bisphénol S est un perturbateur endocrinien reconnu.
Ils affectent donc tous les deux le système hormonal, qui est impliqué dans un grand nombre de fonctions dans l'organisme, notamment dans le développement du système nerveux central et du cerveau. On sait par exemple que ces composés interagissent avec les hormones thyroïdiennes et les hormones sexuelles qui sont impliquées dans le développement neuronal. Par ailleurs, de plus en plus d'études suggèrent que ces composés pourraient affecter l'axe hypothalamo-hypophysaire qui est impliqué dans l'adaptation au stress.
Le saviez-vous
Le bisphénol S a été mis sur le marché pour remplacer le bisphénol A (BPA), dont l’utilisation a été interdite en 2015 dans un certain nombre d’utilisations, notamment dans les contenants alimentaires.
Aujourd’hui, les études de biosurveillance menées en France montrent que le bisphénol S est présent dans absolument tous les échantillons d’urine recueillis en population générale, que ce soit chez les adultes et chez les enfants.
Les chercheurs parlent de « substitution malencontreuse », car de plus en plus d’études montrent que ce composé a des effets nocifs sur la santé. Pour eux, une famille de substances ayant une structure chimique similaire à celle d’un composé dont on connaît la toxicité, devrait systématiquement être interdite afin d’éviter ces situations de substitution malencontreuse… et de mieux protéger la santé publique ! Ainsi, à partir du moment où le bisphénol A a été interdit, toutes les substances appartenant à la famille des bisphénols auraient également dû l’être.
Où se trouvent ces substances ?
Le méthylparabène est utilisé comme conservateur pour empêcher le développement de bactéries dans :
- les crèmes et les lotions pour le corps ;
- les gels douche et les shampoings ;
- les déos ;
- les fonds de teint, mascaras et rouges à lèvres, etc.
On en retrouve aussi dans les produits ménagers, certains médicaments ou produits alimentaires (additifs E214 à E219).
La source d'exposition majeure au bisphénol S sont les tickets de caisse et les reçus bancaires, mais aussi :
- le plastique (contenants et emballages alimentaires) ;
- le revêtement interne des boîtes de conserve ;
- les canettes ;
- les ustensiles de cuisine ;
- les jouets ;
- les coques de téléphones, etc.
Si vous êtes enceintes, et dans l'attente de la confirmation de ces résultats - qui ne montrent qu'une association, mais pas un lien de cause à effet -, tentez de diminuer l'usage de ces produits en achetant moins de produits emballés et en plastiques, en favorisant les contenants en verre et les produits naturels type savon de Marseille, huiles végétales, hydrolats... et refusez les tickets de caisse (ou lavez-vous bien les mains après en avoir manipulés).


5 month_ago
174



























.jpg)






French (CA)