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Des parents ont poussé un soupir de soulagement après avoir appris que le dossier de la grève au Centre de la petite enfance (CPE) Le Jardin de Robi de Roberval se retrouvera devant le Tribunal administratif du travail. Les travailleuses du CPE sont en grève illimitée depuis le 22 octobre.
En vigueur depuis le 30 novembre, la Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou lock-out permet, dans certaines conditions, de faire dispenser des services minimaux en cas de conflit de travail.
Les familles de 84 enfants doivent revoir leur quotidien depuis plus de trois mois. On a vraiment l’impression qu’il se passe quelque chose, indique Audrey Lemieux-Demers.
Depuis 17 semaines, on a l’impression qu’il ne se passe rien, que ça ne bouge pas, que ça stagne.
Mme Lemieux-Demers voit un peu d’espoir en cette intervention. On est à bout de ressource, il faut que ça aboutisse, ça nous donne un petit vent d’espoir.

Audrey Lemieux-Demers est la mère d'une fillette fréquentant le CPE Le Jardin de Robi à Roberval. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard
Un père se réjouit d'avoir été enfin écouté. On a été plusieurs à faire des plaintes. C’est quand même une belle lancée d’espoir. Ça commençait à être plus maussade. On voyait de moins en moins la lumière au bout du tunnel, confie Alexandre Laroche-Mathieu, dont deux enfants fréquentent aussi le CPE.
Pour une autre mère, le conflit de travail ne lui permet pas de retourner au travail.
Mon conjoint travaille à l’extérieur du pays. Il faut que je m’organise. Je n’ai pas d’autre gardienne, témoigne Annie Fortin, qui ne cache pas son épuisement.
Réaction attendue à la CSN
La section régionale de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) n’a pas souhaité émettre de commentaires. Puisqu'il s'agit d'une première depuis l'adoption de la loi 14, c'est la centrale syndicale qui interviendra. Un communiqué devrait être d'ailleurs publié au cours des prochains jours.
Le ministre du Travail, Jean Boulet, n’a pas commenté le dossier, nous recommandant plutôt à la députée de Roberval. Nancy Guillemette, rappelle que, comme il s’agit d’un processus judiciarisé, nous ne prenons position pour aucune des parties.
Notre principale préoccupation a toujours été de prendre en considération les impacts de cette situation, qui perdure depuis plus de trois mois, sur les enfants et leurs familles, indique la députée dans une déclaration écrite.
L'élue caquiste souligne que l’objectif du décret est de contribuer à dénouer l’impasse.
Maintenant, il reviendra au Tribunal administratif du travail de rendre sa décision et nous continuons à suivre la situation de près, conclut-elle.


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