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La DPJ retient davantage de signalements en Abitibi-Témiscamingue

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L'Abitibi-Témiscamingue a enregistré une hausse de 1,6 % du nombre de signalements à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) pour 2025-2026, par rapport à l'année passée. C’est un peu plus que la moyenne provinciale, qui s’établit à 1,4 %.

En tout, 5 220 signalements ont été traités dans la région, dont 30,4 % retenus pour une évaluation plus approfondie par la DPJ. C'est la hausse de ces évaluations qui retient l'attention de la directrice de la protection de la jeunesse du CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue, Sylvie Leblond.

Où est-ce qu'on se démarque, je dirais dans notre région, [...] on a fait ressortir que 27,5 % des signalements en moyenne au Québec étaient retenus pour une évaluation plus approfondie par la DPJ et chez nous, c'est 30,4 % des signalements. C'est une augmentation comparée à l'année passée, mais aussi, on retient plus de signalements dans notre région, explique la directrice de la protection de la jeunesse régionale.

Sylvie Leblond lors d'une conférence de presse à la Maison de naissance de Val-d'Or.

Sylvie Leblond est la directrice de la protection de la jeunesse et du programme jeunesse au CISSS-AT. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Le rapport de la DPJ indique que près du tiers des signalements proviennent du personnel de différents organismes. Les policiers et le milieu scolaire arrivent après.

Le modèle de service particulier en Abitibi-Témiscamingue avec les services jeunesse permet de référer aux services de première ligne plus tôt, dit Mme Leblond.

Le taux de rétention a augmenté, on est à 30,4 %. L'an passé, on était à 29,34 %, mais au niveau de la compromission, c'est-à-dire que ce qu'on évalue, une fois qu'on a dit qu'on retenait le signalement [...] qu'on a dit que la sécurité et puis le développement d'un enfant étaient compromis, on est à 46,57 % et l'année passée, on était à 40 %. On était vraiment dans une situation très inquiétante, très précaire, explique Sylvie Leblond.

Les signalements traités par la DPJ ont connu une hausse de 29 % en cinq ans, passant de 4046 à 5220.

La moitié moins d'employés

Avec la hausse des signalements, la DPJ doit faire face au manque de personnel pour répondre à la demande. Un total de 36 dossiers sont en attente d’évaluation ou d’orientation.

L’équipe d’évaluation fonctionne actuellement avec environ la moitié du personnel requis. Une mobilisation régionale permet toutefois de faire un blitz avant la période estivale, rassure la directrice régionale de la DPJ.

Je vous rassure que tout ce qui est nos codes 1, nos codes 2 dans notre jargon, qui sont les dossiers plus urgents, eux, ils n’attendent pas, ils sont pris dans les délais qui sont requis. Mais c’est nos codes 3, où parfois le délai dépasse un petit peu. On a une moyenne à peu près de 22 jours pour un début de service à l'évaluation et orientation, indique-t-elle.

La revalorisation du travail des intervenants en protection de la jeunesse est essentielle d’après elle pour attirer du personnel.

Dans la région, 1198 cas de prises en charge représentaient de la négligence et un risque sérieux de négligence.

D'après les informations de Jean-Michel Cotnoir

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