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La tournée du spectacle Gespe’gewa’gi Gesalul, des artistes mi’gmaq Alexia Vinci et Valérie Ivy Hamelin, s’arrête aux Jardins de Métis à l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones.
L’événement marque aussi le début de la 26e saison estivale du Carrefour de la littérature des arts et de la culture (CLAC) Mitis.

Le Carrefour de la littérature des arts et de la culture a dévoilé sa programmation pour les cinq Thés littéraires prévus cet été. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Miriane Demers-Lemay
Gespe’gewa’gi Gesalul, ou Gaspésie, je t’aime en français, mélange notamment chant traditionnel, spoken word et danse, explique l’artiste multidisciplinaire Valérie Ivy Hamelin en entrevue à l’émission Info-réveil lundi.
Elle ajoute que l’identité et l’histoire de sa communauté, ainsi que de l’amour qu’elle porte pour son territoire, sont les piliers de ce spectacle.
On avait envie de partager de façon vraiment authentique et honnête, c’est quoi notre réalité, c’est quoi les sentiments que ça nous fait vivre, en tant que femmes mi’gmaq, un peu dépossédées.
On a une réalité différente des autres, rappelle-t-elle. Par exemple, le fait qu’on n'a pas un territoire de réserve sur lequel on vit en communauté. Mais qu’on est éparpillés sur le territoire.
Faire rayonner la culture mi’gmaq
Pour sa part, Valérie Ivy Hamelin estime qu'il y a de plus en plus d’ouverture et d’intérêt pour l’art et la culture autochtone.
On voit une immense différence juste dans les dernières années, affirme-t-elle. C’est incroyable le changement auquel on assiste.
Néanmoins, selon elle, il y a peu d’artistes mi’gmaq. C’est ce que remarque aussi la directrice du CLAC, Julie Boivin, qui souhaite tisser des liens forts avec les artistes de cette communauté.
Il y a quand même un processus de rapprochement et de réparation qui est en cours, fait-elle remarquer. Moi, j'y crois vraiment beaucoup.
Un spectacle qui voyage
Le spectacle Gespe’gewa’gi Gesalul a été créé pour le Festival Musique du Bout du Monde de Gaspé l’année dernière. C’est un spectacle qu’on pensait faire une seule fois, raconte Valérie Ivy Hamelin.
La première représentation a donc eu lieu à l’Auberge sous les arbres, où Julie Boivin était présente : c'était plein, plein, plein de monde.
C'était très inspirant, puis on avait comme un contact privilégié avec la culture mi’gmaq qu'on connaît peu parce que la communauté est très éparpillée, raconte-t-elle.
Depuis, Gespe’gewa’gi Gesalul voyage à travers la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent.
J'ai vraiment l'impression que ce n'est que le début de ce spectacle-là, qui va continuer à tourner un peu partout, croit la directrice du CLAC.
D’après une entrevue d'Éric Barrette


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