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Amos veut encadrer l’élevage de poules en milieu urbain

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La Ville d’Amos songe à son tour à adopter un règlement pour encadrer l’élevage des poules dans son périmètre urbain.

Une pétition en ce sens, réunissant 97 signatures, a été présentée lundi aux membres du conseil municipal.

L’initiatrice de la pétition, Michèle Provencher, croit qu’il est grand temps qu’Amos emboîte le pas aux autres villes de la région qui encadrent déjà cette pratique, notamment Val-d’Or, Rouyn-Noranda et La Sarre.

On sait que des gens d’Amos ont des poules, mais la réglementation n’a jamais été passée, précise-t-elle. Je voulais faire avancer les choses, qu’on ait le droit de garder 2 à 3 poules. J’en veux pour une question d’autosuffisance alimentaire. Mais il faut que ça soit réglementé. Même à Montréal, dans certains arrondissements, c’est permis. Je ne verrais pas pourquoi à Amos on ne pourrait pas.

Amos permet présentement l’élevage des poules dans sa zone périurbaine et en milieu rural. Une tolérance est en vigueur pour son secteur urbain.

Des poules brunes marchent dans un poulailler.

Les poules urbaines sont tolérées par la Ville d'Amos, qui ne dispose pas présentement d'un règlement pour les encadrer. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

Balises nécessaires

Michèle Provencher estime que des balises claires permettront d’éviter les abus.

Il faut devoir demander un permis et s’assurer d’avoir l’espace suffisant pour ça, ajoute-t-elle. En milieu urbain, il ne faut pas déranger ses voisins, sinon ça ne fonctionnera pas. Il va y avoir des plaintes. Un règlement va éviter des interactions difficiles avec ses voisins.

En réaction à la pétition, le maire Sébastien D’Astous et les conseillers ont convenu de se pencher sur la question au cours de l’automne.

Il y a de la tolérance tant qu’il n’y a pas d’exagération, note le maire. Mais sans réglementation, ce n’est pas toujours évident de cadrer les décisions qu’on prend. On va analyser le tout, déterminer si on a besoin d’un règlement et comment le créer.

Dans le respect du vivre ensemble

M. D’Astous soutient que la démarche vise avant tout à assurer la paix et le bon ordre dans la municipalité.

On veut que le vivre ensemble soit maintenu, sans exagération, fait-il valoir. On va continuer la tolérance en attendant, mais, tant qu’à faire un règlement, on va regarder les bons et les moins bons coups des autres municipalités. On veut aussi que ça soit facile à gérer. On ne veut pas créer une police des poules. On pense qu’on peut satisfaire le souhait de ceux qui veulent des poules, dans l’esprit raisonnable de la chose.

Le préfet de la MRC Abitibi, Sébastien D’Astous.

Le maire d'Amos, Sébastien D’Astous, a confirmé que son conseil allait se pencher sur la question cet automne. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Michèle Provencher se réjouit de la réponse obtenue auprès du conseil municipal.

J’ai senti une belle ouverture, mais c’est sûr que ça va prendre quelques mois à adopter. J’ai confiance que ça va passer, mais il fallait que quelqu'un s’en occupe, conclut-elle.

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