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Le ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) confirme qu'aucune naissance n'a été enregistrée cette année dans les installations du caribou de Val-d'Or.
La population compte actuellement sept membres seulement, soit deux mâles adultes, quatre femelles adultes et un juvénile mâle, selon le Ministère, qui précise que la période de mise bas est terminée. Le troupeau de Val-d'Or est en captivité depuis 2020. Il comptait alors neuf cervidés et un faible nombre de naissances.
Dans les deux autres installations en Gaspésie et à Charlevoix, 16 faons sont nés, et l'état de santé des faons et de leurs mères est généralement bon. Quatorze faons sont nés à Charlevoix, et 11 ont survécu pour une population qui compte maintenant 48 individus.

Des caribous vivant en captivité dans Charlevoix. (Photo d'archives)
Photo : SEPAQ / Valentin Bonnefont
Dans les installations de la Gaspésie, sept femelles étaient gestantes, et cinq ont mis bas des faons en bonne santé. Deux femelles ont connu des complications lors de la mise bas et sont décédées, tout comme leurs faons.
Les risques de mortalité périnatale des faons et des femelles persistent. Ce phénomène est courant en milieu naturel et peut également survenir en captivité, malgré les soins attentifs prodigués aux animaux.
La population captive en Gaspésie s'élève maintenant à 20 caribous.
Le Ministère ajoute que la mise en captivité est une mesure temporaire de protection des populations de caribous en situation très précaire et s'inscrit dans l'approche globale du Québec pour favoriser le maintien des populations, en complémentarité des actions visant la conservation et la restauration de l'habitat, et ultimement leur rétablissement.
Il faut restaurer l’habitat, selon l’ABAT
Pour le président de l'Action boréale (ABAT), Henri Jacob, le problème n'est pas d'avoir des naissances, mais de garder un territoire pour le caribou, notamment à Val-d’Or.
Il faut aménager le territoire et garder des territoires protégés, affirme-t-il. Sinon, on est en train de faire un troupeau de vaches avec les caribous, parce qu'on les garde en captivité, ces bêtes-là. Et si on veut les retourner en nature, il va falloir qu'il reste du territoire. Le pourquoi qu'on les a mis dans les cages, c'est parce que leur habitat est tellement magané qu'ils sont en train de de décliner très très rapidement. Mais si on ne restaure pas l'habitat, ben c'est simplement un mouroir qu'on a créé, que ça soit en Gaspésie, que ça soit à Charlevoix, ou ici à Val-d’Or.

Henri Jacob croit qu'il n’y a aucune volonté politique de rétablir le caribou et rappelle que son organisme a produit un plan de rétablissement en 2018, mais n'a reçu aucune réponse du gouvernement. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Québec reconnaît parmi les causes du déclin du caribou la perte ou la modification de son habitat, l’augmentation du nombre de prédateurs ou encore les activités récréatives et industrielles sur le territoire du caribou.
En juin dernier, Québec et Ottawa se sont entendus sur le financement d'une stratégie de protection et de rétablissement de l'espèce avec un budget de 25 millions de dollars sur 5 ans.


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