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La saturation des hôtels à Thunder Bay, causée par les feux de forêt, prive de nombreux patients des Premières Nations de solutions d’hébergement indispensables à leurs soins.
Les feux de forêt de cet été ont semé le chaos dans les communautés des Premières Nations du Nord-Ouest de l’Ontario.
Ils ont entraîné de multiples évacuations et causé la destruction totale des Premières Nations de Collins et de Whitewater Lake.
Cette situation d’urgence touche aussi indirectement les personnes devant se rendre à Thunder Bay pour des rendez-vous médicaux.
Selon l’Autorité sanitaire des Premières Nations de Sioux Lookout (SLFNHA), les hôtels de la ville affichent complet, accueillant à la fois des évacués et du personnel de secours.
Le tourisme local, notamment l’affluence lors de la Canadian Lakehead Exhibition, a aussi accentué la pression sur l’hébergement.
Monica Hemeon, vice-présidente des services régionaux de la SLFNHA, rappelle que la pénurie de chambres était déjà criante avant l’été.
Les incendies n’ont fait qu’amplifier une crise préexistante, qui touche d’ailleurs aussi la ville de Winnipeg, selon elle.

Un feu de forêt dans le Nord de l'Ontario.
Photo : Ministère des Richesses naturelles et des Forêts
Le lourd impact sur l’accès aux soins de santé
Les obstacles liés au transport et à l’hébergement ne sont pas nouveaux pour les membres des Premières Nations isolées, dont les communautés ne sont souvent accessibles que par avion.
À la rareté des logements s’ajoutent des failles logistiques : transports médicaux mal synchronisés ou patients informés trop tard de leurs rendez-vous.
Résultat, certaines communautés signalent entre 60 et 150 rendez-vous manqués chaque mois, comme l’affirme Mme Hemeon.
Elle déplore le fait que rater ces rendez-vous détériore gravement l’état de santé des populations nordiques.
Face à cette situation, Services aux Autochtones Canada a envoyé un courriel aux prestataires de soins le mois dernier, demandant de reporter les rendez-vous non urgents.
Le ministère fédéral a reconnu auprès de CBC News que les évacuations réduisent le nombre de places disponibles dans les hôtels, tout en assurant continuer son travail pour maintenir les déplacements médicaux prioritaires.
Avec les informations de Jasmine Kabatay


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