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RÉCIT - Elle a été leur première muse, parfois la dernière. Retour sur cette relation mère-fils souvent ambivalente, toujours inspirante, de Christian Dior à Yves Saint Laurent, de Karl Lagerfeld à Simon Jacquemus, de McQueen à Demna.
Passer la publicité« Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais… » Dans La Promesse de l’aube, Romain Gary formule le vide vertigineux que laisse, chez un fils, la perte (symbolique ou non) de la mère. Et si, au sein des ateliers de haute couture, ce vide devenait une matière première ? Dans l’histoire de la mode, combien de fois le deuil et la nostalgie de l’enfance se sont traduits en mètres de soie et de mousseline ?
« L’enfance est souvent le grand impensé de la mode. Et pourtant, c’est là que tout se noue, le premier regard sur une étoffe, la première émotion devant une silhouette. C’est l’éveil au monde », confie la journaliste Laurence Benaïm, qui s’est penchée sur le sujet dans sa biographie de référence d’Yves Saint Laurent (Éditions Grasset, 2010).
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Ce printemps, elle s’intéresse aux jeunes années de Christian Dior dans À la recherche des couleurs de l’enfance (Éditions Rizzoli Flammarion). Ou comment le couturier normand a rejeté « l’héritage »…


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