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C’est au rythme des percussions et des sifflets qu’une centaine de manifestantes ont investi le parc des Vétérans et les rues de Rimouski, dimanche après-midi, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.
C’est important de briser le silence, affirme Caroline Potvin, militante et organisatrice du rassemblement. Selon elle, le bruit est un outil nécessaire pour dénoncer les violences genrées. En région, même si on est moins, on est capables de se faire entendre.
On garde beaucoup le silence, par exemple au niveau de nos agressions, au niveau de la violence conjugale, des violences sexuelles. On prend la rue une fois par année, ben qu'on se fasse entendre, c'est vraiment important!

«Normalement, on milite assez silencieusement», explique l’organisatrice, Caroline Potvin. «Cette année, il va y avoir du bruit.»
Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix
Cette approche sonore est inspirée d'une mobilisation au Pérou à laquelle la jeune femme a participé, deux ans plus tôt. On était 6000, j'étais dans un groupe de tambour, ça bougeait beaucoup donc je veux amener un petit peu de ça ici.
Déjà sept féminicides
Le comité d’organisation souligne par l’occasion que, depuis le début de l'année 2026, plus de sept féminicides ont déjà été recensés au Québec. La lutte pour le droit des femmes que les générations précédentes ont mené doit se poursuivre, confirme Caroline Potvin.
C'est important de lutter pour nos droits et ce n'est pas terminé, l'égalité n’est pas atteinte. Lutter pour qu'on arrête d'être victime de violence de toutes sortes, qu'on ait l'égalité salariale. Ça mérite encore qu'on ait de la justice. Puis, pour avoir de la justice, ben faut qu'on milite.
Besoin de parler? SOS Violence conjugale, 1 800 363-9010. Pour trouver une maison d'hébergement n'importe où au Canada : hebergementfemmes.ca.

La thématique « générations debouttes » invitait le public à se mobiliser pour la culture du consentement, à investir davantage en prévention des violences genrées.
Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix
Sous le thème national Générations debouttes, le rassemblement visait à souligner l’importance des luttes d’hier, mais à rappeler que les droits des femmes, comme l'avortement et l'égalité salariale, ne sont pas encore totalement acquis.
Selon l’ONU, aucun pays n'a encore atteint la pleine égalité juridique entre les hommes et les femmes. L’organisation dénonce également la faible réglementation des plateformes numériques, où pullulent les violences envers les femmes. Le Canada ne détient, par exemple, aucune réglementation sur les hypertrucages à caractère sexuel non consensuels.
L’année dernière, les conditions météorologiques avaient restreint les mobilisations à Rimouski. Un marché des initiatives féministes avait toutefois pris place.


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