L'éventualité de diffuser en direct l'exécution d'un meurtrier de soldats américains avait soulevé l'indignation aux États-Unis. Le président annonce ce jeudi qu'il y renonce.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 16:29 | mis à jour aujourd'hui à 16:42 - Temps de lecture :

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Le projet de diffuser en direct l’exécution d’un militaire a provoqué une vague de critiques aux États-Unis. Ce jeudi, Donald Trump a annoncé qu'il renonçait à diffuser en direct la mise à mort. « Il sera exécuté, comme prévu, par un peloton d'exécution, mais cet événement ne sera pas retransmis en direct », a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.

Nidal Hasan, 56 ans, doit être fusillé le 3 décembre sur la base de Fort Hood, au Texas, où il avait tué 13 personnes, dont 12 militaires, et blessé plus de 30 autres, le 5 novembre 2009.

C'est le ministre de la Défense, Pete Hegseth, qui avait annoncé que cette exécution serait diffusée en direct, soulevant un tollé, jusque dans les rangs républicains. Le vice-président JD Vance avait lui-même pris ses distances avec l'annonce de Pete Hegseth, ancien présentateur de Fox News friand de mises en scène martiales.

« Un puissant moyen de dissuasion »

« Je pense que la diffusion en direct de l'exécution, à la vue de tous, aurait pu constituer un puissant moyen de dissuasion pour le monde entier, qui aurait ainsi pu constater comment les États-Unis traitent les terroristes et la racaille comme Hasan », a estimé Donald Trump dans son message. « Cependant, de nombreuses personnes honnêtes et bien intentionnées préféreraient ne pas le voir mourir, que ce soit en direct ou par le biais de tout autre support visuel », a-t-il ajouté. Il a précisé que les proches des victimes pourront toutefois assister à l'exécution en personne s'ils le souhaitent : « Ils méritent d'être témoins de la JUSTICE ! », a-t-il martelé.

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