NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Au cinéma, les aînés sont souvent dépeints sous un mauvais jour. Les personnages de fiction plus âgés sont parfois montrés comme faibles, désœuvrés et en déclin cognitif. Dans le cadre d’un concours, de jeunes cinéastes du Québec ont été invités à réaliser des courts-métrages allant à l’encontre de ces stéréotypes. Huit projets ont été présentés, mardi, à la Maison du cinéma, à Sherbrooke, devant une assistance qui comptait plusieurs têtes blanches.
C’est Samuel Labrecque, conseiller à l'Association des retraitées et des retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ), qui a eu l’idée d’impulser la création de films où les aînés seraient passionnés et actifs.
Il y a des acteurs et des actrices qui ont eu un rôle significatif toute leur vie, mais rendu à un certain âge, ils sont cadrés dans des rôles de grands-parents, déplore-t-il. On a le droit de vivre de nouvelles aventures, de rencontrer l’amour : il y a une vie après la retraite et c’est ce qu’on essayait de démontrer.
Les réalisateurs amateurs devaient soumettre un scénario dans le cadre de la Course aux régions, une compétition dédiée aux cinéastes amateurs francophones. Ils disposaient ensuite d’un budget et de l’aide d’un mentor pour effectuer le tournage et le montage en six semaines.

Pascal St-Gelais, un jeune cinéaste de Baie-Comeau
Photo : Radio-Canada / Capture d'écran
Pascal St-Gelais, un lauréat de Baie-Comeau, s’est inspiré de la fin de la vie de sa grand-mère, dans une maison de soins palliatifs, et de son expérience d’homosexuel. Le message que je voulais livrer, c’est qu’il n’y a pas d’âge pour s’accepter ou aimer quelqu’un. Dans mon film, c’est un peu extrême, ils sont au bord de la mort, mais il n’est jamais trop tard pour changer.
Socialiser
Des dizaines d’aînés ont assisté à la diffusion des œuvres à Sherbrooke, qui seront ensuite présentées dans des festivals avant de se retrouver sur TV5 Unis. L’objectif de la projection était aussi de briser l’isolement.
C’est émouvant et en même temps, ça fait du bien parce qu’on rit. Et moi, je suis une ricaneuse de nature, a souligné une dame à la sortie de la salle. Même si les films donnaient dans le drame, la comédie, le faux documentaire, l’horreur, ils avaient tous un point en commun, souligne-t-elle. J’ai trouvé que l’amour était présent dans tous les films.

Huit courts-métrages pour contrer les stéréotypes envers les aînés dans le septième art ont été diffusés, mardi, à la Maison du cinéma. Les réalisateurs étaient sur place pour rencontrer les cinéphiles.
Photo : Radio-Canada / Élyse Tessier
La réalité des aînés, c’est la nôtre, rappelle Sébastien Leblanc, un autre réalisateur qui est venu présenter son processus créatif au public. Ce que tous les êtres humains ont en commun, c’est qu’ils veulent trouver leur place dans la vie. L’histoire des personnes de 60 ans qui cherchent leur place est aussi valide que l’histoire des personnes de 30 et 40 qui font la même chose.


1 month_ago
26



























.jpg)






French (CA)