NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Derrière les promesses de l’énergie renouvelable, des scientifiques mesurent les conséquences concrètes sur la faune volante.
18,7 millions de victimes estimées en 44 ans
Publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, l’étude menée par Charles Labuzzetta et ses collègues de l’Institut américain de géologie (USGS) couvre la période 1981-2024.
Les chercheurs ont exploité 499 rapports de surveillance réalisés après la construction de parcs éoliens, concernant 277 installations aux États-Unis. Leur modèle statistique évalue la mortalité de dix espèces de chauves-souris.
Le bilan estimé atteint 18,7 millions d’animaux. Plus inquiétant encore, la mortalité annuelle aurait dépassé 1,5 million à partir de 2021, contre environ 100 000 deux décennies auparavant.
Parmi les espèces les plus touchées figurent les chauves-souris cendrées, avec environ 6,7 millions de morts estimés, les chauves-souris rousses de l’Est (5,8 millions) et les chauves-souris argentées (3,4 millions).
Autant dire que les grandes déclarations sur la protection du vivant mériteraient quelques précisions en petits caractères.
Des cadavres qui disparaissent, des chiffres difficiles à établir
Compter les chauves-souris mortes n’est pas aussi simple que relever un compteur électrique. Les petits cadavres disparaissent rapidement, emportés par les charognards ou dissimulés dans la végétation. Les méthodes de surveillance varient également d’un parc à l’autre.
Les scientifiques ont donc corrigé statistiquement ces lacunes pour estimer les pertes, y compris sur les sites non surveillés. Les résultats comportent nécessairement des marges d’incertitude.
Les risques dépendent aussi de l’implantation des machines. La proximité des cours d’eau, fréquentés par les chauves-souris pour chasser et s’abreuver, favorise certaines mortalités. La hauteur des pales au-dessus du sol joue également un rôle.
Les collisions ne constituent d’ailleurs pas le seul danger : les variations brutales de pression autour des rotors peuvent provoquer des lésions mortelles, phénomène appelé barotraumatisme.
Faire tourner moins les éoliennes pour sauver davantage d’animaux
Il existe pourtant des solutions. Une étude européenne portant sur 141 parcs éoliens montre que l’arrêt temporaire des turbines pendant les périodes favorables au vol des chauves-souris peut réduire leur mortalité de plus de 80 % dans certaines conditions.
En France, d’autres travaux ont évalué des systèmes d’arrêt adaptés à l’activité des animaux. Une étude de 2026 estime qu’une protection de 90 % de l’activité acoustique des chauves-souris serait compatible, dans les scénarios étudiés, avec une perte annuelle de production électrique de 3,5 à 4,9 %.
Autrement dit, certaines mesures de protection sont techniquement envisageables. Encore faut-il les prévoir, les appliquer et contrôler leurs résultats.
Une écologie qui doit aussi rendre des comptes
Les chauves-souris ne sont pas les seules victimes potentielles des installations éoliennes. Oiseaux, habitats naturels et paysages subissent également les conséquences de leur implantation. Notre média avait déjà documenté l’érosion des pales et les particules plastiques susceptibles d’être dispersées dans l’environnement.
L’électricité éolienne permet de produire sans brûler directement de combustible fossile. Cet avantage n’efface pas les dégâts locaux sur la biodiversité. Les chercheurs américains fournissent désormais des estimations nationales permettant de mieux les mesurer.
Une information utile à conserver à l’esprit lors des prochaines inaugurations de parcs éoliens, entre discours sur la planète sauvée et ruban tricolore coupé devant les caméras.


2 day_ago
95



























.jpg)






French (CA)