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Le palais de justice de Nantes, en 2012. Photo : Guilhem Vellut / Wikimedia Commons, CC BY 2.0 (recadrage).
Un signalement sur Pharos, la plateforme de signalement des contenus illicites en ligne, a conduit les enquêteurs jusqu’à un technicien de maintenance de Legé, en Loire-Atlantique. L’homme de 45 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Nantes après avoir publié sur Facebook des menaces de mort visant les musulmans et Emmanuel Macron. Le Parisien et France 3 Pays de la Loire ont rapporté l’affaire le 3 novembre.
Ses publications comportaient des montages racistes visant aussi des personnes noires et des personnalités politiques de gauche. Dans ses menaces contre les musulmans, il faisait référence à l’extermination des Juifs par Hitler « Cramer toute cette merde de musulmans […] comme Hitler l’a fait pour les Juifs. » Le signalement d’un internaute, effectué le 30 octobre, a permis aux autorités de retrouver son identité par un recoupement avec un opérateur internet.
À l’audience, le juge a évoqué l’attentat de Trappes et de La Verrière. Selon France 3, ce contexte avait pesé dans la décision de placer le prévenu en détention provisoire avant son procès.
Alcool et CNews évoqués à l’audience
Le quadragénaire a expliqué regarder CNews en rentrant du travail pour rompre sa solitude, généralement avec de la bière ou du vin. « Ça me monte un peu trop au cerveau, je suis une éponge », a-t-il déclaré, selon le compte rendu de France 3. Quatre de ses cinq condamnations antérieures concernaient la conduite en état d’ivresse.
La procureure s’est inquiétée des contenus haineux des chaînes d’information en continu et de la mise en scène de ses publications, accessibles à tous. Ces propos rapportés à l’audience ne constituent pas une condamnation judiciaire de CNews. La chaîne fait par ailleurs l’objet de pétitions opposées sur son maintien à l’antenne.
Des soins obligatoires et cinq ans d’interdiction d’armes
Lors de la perquisition, les enquêteurs ont découvert des écussons hostiles aux musulmans, des T-shirts « Mieux vaut mort que rouge », des cagoules, trois répliques de pistolets d’airsoft et leurs projectiles, ainsi qu’une cinquantaine de feux d’artifice.
Son avocate a présenté les publications comme un exutoire et estimé que l’interpellation avait pu prévenir un passage à l’acte plus grave. Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet : six mois de prison avec sursis probatoire. Pendant deux ans, l’homme devra suivre des soins, poursuivre une activité professionnelle et effectuer un stage de citoyenneté. Il lui est également interdit de détenir une arme pendant cinq ans. Les objets saisis ont été confisqués.


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