Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

"Ensemble, nous sommes plus forts" : comment la solidarité européenne s'organise face aux incendies

3 day_ago 42

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Climat Environnement S'informer

Pompiers estoniens en Sardaigne, soldats du feu ukrainiens en Gironde, équipes suisses à Bordeaux… La solidarité européenne face aux feux de forêt a été particulièrement forte durant l'été. Mais derrière cette mobilisation, on peut s'interroger sur la capacité du continent à faire face à des incendies toujours plus intenses et fréquents.

Publié le 20/08/2026 14:48 Mis à jour le 20/08/2026 15:01

Temps de lecture : 6min

A l'échelle européenne, plusieurs mécanismes permettent aux pays de mutualiser leurs ressources et de se porter mutuellement assistance en cas d'urgence. (ANN-SOPHIE DE STEUR / EBU) A l'échelle européenne, plusieurs mécanismes permettent aux pays de mutualiser leurs ressources et de se porter mutuellement assistance en cas d'urgence. (ANN-SOPHIE DE STEUR / EBU)

Les feux de forêt ne connaissent pas de frontières, et la solidarité européenne en matière de lutte contre les incendies les franchit de plus en plus elle aussi. Après que la Belgique a demandé des renforts d'urgence samedi 15 août pour faire face à son pire incendie de forêt du pays depuis un siècle, l'Union européenne a déployé trois hélicoptères et deux bombardiers d'eau en provenance de toute l'Europe vers les Hautes Fagnes, dans la région wallonne.

Fin juillet, lorsque les flammes dévoraient les forêts au sud de Bordeaux, des experts ukrainiens spécialisés dans les incendies de grande ampleur, un convoi de pompiers suisses et un groupe de commandement lituanien ont rejoint la lutte contre les feux, qui ont finalement brûlé 420 kilomètres carrés de territoire. Parmi les forces déployées cet été dans la région italienne de Sardaigne figurait un groupe de pompiers estoniens, dont la moitié avaient déjà été déployés en Espagne l'année dernière. Des forces de Tchéquie, de Moldavie et de Roumanie ont "contribué de manière significative" à l'extinction des incendies autour d'Athènes et de Thessalonique en Grèce, selon le porte-parole du service d'incendie grec, Ioannis Atropoios.

Sur le terrain, les différences d'approches, de méthodes et de coordination des ressources peuvent poser des défis. "Tandis que les pompiers estoniens s'attaquent principalement aux incendies en déroulant des kilomètres de tuyaux à travers la forêt, en Europe du Sud, l'accent est davantage mis sur la surveillance et la reconnaissance de la progression du feu et des endroits où il peut réellement être stoppé", explique Kaarel Langemets, porte-parole du service de secours estonien, à la radio-télévision publique estonienne ERR. D'un point de vue technique, c'est le pays hôte qui est responsable de la fourniture d'adaptateurs de tuyaux, afin que les équipes étrangères puissent se raccorder au réseau local.

Des pompiers estoniens en Sardaigne (Italie), en août 2026. (Services de secours estoniens) Des pompiers estoniens en Sardaigne (Italie), en août 2026. (Services de secours estoniens)

Lorsqu'on travaille avec des pompiers de différentes nationalités, l'essentiel est de "se concentrer sur l'objectif", quelle que soit la méthode employée, explique à franceinfo le commandant Arnault Angonin, représentant de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. Même si les équipes sur le terrain ne parlent pas la même langue, "il n'y a pas nécessairement d'interaction entre les équipes de nationalités différentes pendant les opérations. Cela peut arriver dans le feu de l'action ; avec un anglais basique et des gestes, on arrive à se faire comprendre", ajoute-t-il.

A l'échelle européenne, plusieurs mécanismes permettent aux pays de mutualiser leurs ressources et de se porter mutuellement assistance en cas d'urgence. Le mécanisme européen de protection civile compte 37 Etats membres, coordonnés par le Centre de coordination de la réaction d'urgence (ERCC), basé à Bruxelles. Depuis sa création en 2001, l'ERCC a déployé des ressources dans 880 situations de crise, dont 64 en 2025. Parmi celles-ci, 19 étaient liées à des incendies, les autres catégories comprennent les inondations, les séismes et les crises humanitaires.

Lorsqu'un pays touché demande de l'aide, deux options s'offrent à lui : les autres pays peuvent proposer leurs propres ressources, ou la Commission les mobilise depuis le programme rescEU. Le pays bénéficiaire peut alors accepter ou refuser les offres, et l'ERCC supervise et cofinance l'assistance.

Des pompiers ukrainiens combattent un incendie dans la région de Bordeaux (France). ((Service d'Etat des situations d'urgence d'Ukraine / SES Ukraine)) Des pompiers ukrainiens combattent un incendie dans la région de Bordeaux (France). ((Service d'Etat des situations d'urgence d'Ukraine / SES Ukraine))

Au cours des quatre dernières années, des personnels internationaux ont également été "prépositionnés" dans les pays les plus exposés aux feux de forêt. Ainsi, tout au long de cet été, 245 pompiers ont été déployés en Grèce depuis la Tchéquie, la France, la Moldavie et la Roumanie, tandis que la Grèce elle-même a envoyé 21 pompiers en France en juillet et en enverra 21 autres à Chypre en septembre.

Selon la Commission européenne, le mécanisme de protection civile "dispose de ressources suffisantes" pour soutenir les pays. Il est rare de recevoir des demandes simultanées de plusieurs Etats, affirme à Vu d'Europe Eva Hrncirova, porte-parole de la Commission. L'ERCC répond à environ 100 demandes par an pour tous types d'urgences, dont huit étaient liées à des feux de forêt en 2026. "Nous avons dû faire face à deux opérations de grande envergure dans deux grands pays, en France et en Espagne en juillet, et nous avons réussi à aider les deux ; c'est l'un de nos déploiements les plus importants", explique la porte-parole.

Eva Hrncirova admet toutefois que cet été constitue un "signal d'alarme". La superficie brûlée fin juillet en Europe a dépassé 400 000 hectares, faisant déjà de 2026 l'une des pires années jamais enregistrées pour les feux de forêt. "Une fois l'été terminé, nous devrons discuter de la meilleure façon de nous adapter à ces situations, et j'espère que cela se reflétera dans le prochain cadre financier pluriannuel, le plan de dépenses de l'UE sur sept ans."

Entre 2021 et 2027, la Commission européenne a alloué 3,6 milliards d'euros aux situations d'urgence. Les projets du prochain budget, dont l'approbation est prévue avant la fin de l'année, suggèrent que ce chiffre pourrait dépasser 10 milliards d'euros pour la période 2028-2034.

L'ampleur des incendies de ces derniers mois a mis à l'épreuve la capacité de certains pays à faire face seuls à ces crises. L'Allemagne, par exemple, doit généralement déployer des hélicoptères de police et militaires équipés de bennes à eau de 5 000 litres pour combattre ses feux de forêt. Dans les pays où des aéronefs spécialisés comme les Canadair peuvent être utilisés, ceux-ci se font en revanche de plus en plus rares : la production des modèles existants a pris fin et la nouvelle génération n'est pas encore entrée en service, rapporte la chaîne publique bavaroise BR. La Suisse, qui ne fait pas partie du mécanisme européen de protection civile, en a sollicité l'assistance pour la première fois cette année après la catastrophe de Crans-Montana, où 41 personnes ont péri dans un incendie lors des célébrations du Nouvel An. Les autorités suisses ont demandé de l'aide en raison d'un manque de transport médical spécialisé et de capacités hospitalières suffisantes.

Du point de vue des pompiers, la valeur de ces échanges avec leurs homologues internationaux ne fait guère de doute. "Nous vivons à leurs côtés pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, dans des théâtres d'opérations assez intenses", a déclaré le commandant Arnault Angonin à franceinfo. "Alors, inévitablement, des liens se forment."

S'exprimant auprès d'ERTnews, Sylvain Cheval, chef de l'unité française déployée à Athènes cet été, le souligne : "Ensemble, nous sommes plus forts." L'expérience en Grèce, explique-t-il, a été "très utile" pour faire face aux incendies en Corse, dont les forêts méditerranéennes sont similaires à celles de la Grèce.

Ce type d'apprentissage est mis en avant par un rapport de 2021 commandé par le gouvernement suisse sur les avantages et les inconvénients d'une adhésion au mécanisme européen de protection civile. En 2026, une unité de sapeurs-pompiers de Suisse romande a été déployée en France pour la première fois. "Les pompiers qui se sont rendus dans la région de Bordeaux n'apportent pas seulement leur aide. Ils acquièrent également une expérience précieuse", déclare à Swissinfo Christine Eriksen, l'une des autrices du rapport de 2021. Pour Christine Eriksen, il est évident que la Suisse devra elle aussi faire face à ses propres incendies à l'avenir. "Si nous accumulons des connaissances maintenant, nous serons mieux préparés à ce qui nous attend."


A European Perspective est une initiative de collaboration éditoriale qui réunit des médias publics européens. En savoir plus. Cet article a été réalisé à partir des articles de BR (Allemagne), ERR (Estonie), ERT (Grèce), franceinfo (France), LRT (Lituanie), RTBF (Belgique), RTVE (Espagne) et Suspilne (Ukraine).

Rédaction : Luis García Fuster.

Révision : Alexiane Lerouge.

Illustration : Ann-Sophie De Steur.

Traduction et édition pour franceinfo : Alice Kouri.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway