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Le 1er juillet, un drone russe à vue subjective (FPV) a frappé un minibus civil transportant des navetteurs dans le centre de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, tuant deux passagers et en blessant neuf autres. Cette attaque est la dernière en date de ce que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié de «chasse aux civils digne d'un safari». Loin d'être un incident isolé, elle s'inscrit dans une stratégie plus large visant à transformer les régions ukrainiennes situées en première ligne.
La Russie combine désormais drones FPV, artillerie, bombes planantes et mines antipersonnel larguées à distance dans le cadre d'une action coordonnée visant à rendre les communautés situées en première ligne inhabitables. Au-delà des bombardements conventionnels, cette stratégie perturbe les transports, les services d'urgence, les opérations humanitaires et le commerce local, poussant ainsi les civils à partir. Forbes revient dans un article sur les détails de ces sièges.
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Les attaques de drones russes ont plus que doublé par rapport à l'année précédente, passant d'environ 2.500 par semaine à environ 5.500 selon Oleksandr Tolokonnikov, directeur adjoint de l'administration militaire régionale de Kherson. Ce dernier a ajouté que les unités de drones russes ciblent désormais les transports et la logistique, endommageant ou détruisant au moins 230 véhicules civils et d'urgence rien qu'en avril 2026.
Cette tendance ne se limite pas aux rapports du gouvernement ukrainien. En mai 2025, la Commission d'enquête internationale indépendante des Nations unies sur l'Ukraine a conclu que les attaques de drones russes contre des civils dans l'oblast de Kherson étaient généralisées et systématiques et constituaient des meurtres relevant du crime contre l'humanité.
Les enquêteurs ont recensé des attaques répétées contre des piétons, des cyclistes, des véhicules civils, des ambulances et des secouristes, concluant que ces attaques visaient à semer la terreur et à forcer les civils à quitter la région.
«Exode forcé de la population»
Zarina Zabrisky, journaliste américaine basée à Kherson et réalisatrice du documentaire Kherson: Human Safari, a déclaré que l'objectif de la Russie n'était plus simplement de frapper des cibles, mais de perturber les fonctions essentielles de la vie urbaine: «Le but est d'assiéger la ville à l'aide de drones. Il s'agit de détruire les infrastructures logistiques, de restreindre les déplacements et de semer le découragement afin de provoquer un exode forcé de la population.»
Selon Zarina Zabrisky, les forces russes étendent également l'utilisation des drones au-delà des attaques directes, en larguant des mines antipersonnelles camouflées le long des routes et dans les zones résidentielles afin de restreindre les déplacements des civils. Plus récemment, des drones ont été utilisés pour larguer des mélanges incendiaires, mettant le feu à des immeubles d'habitation et à des quartiers résidentiels.
Elle a ajouté que des méthodes similaires apparaissent désormais aux alentours de Soumy, Zaporijia, Kramatorsk et Kostiantynivka, ce qui suggère que la Russie reproduit ailleurs sur le front une approche initialement mise au point à Kherson.
Natalia Kuzovova, une professeure originaire de Kherson, ajoute que ces attaques devaient être considérées non pas comme des actes de violence isolés, mais plutôt comme une campagne militaire. «Les bombardements, les drones, les drones d'attaque et les bombes planantes ne sont pas des phénomènes distincts. Ils s'inscrivent dans le cadre d'actions délibérées menées par l'armée russe», souligne la spécialiste.





























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