Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

En lâchant un minuscule insecte en 1924 pour dégager des plantations, les Français ont littéralement vidé le garde-manger des zébus de tout le Sud malgache

2 week_ago 88

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Un botaniste envoie des cochenilles pour nettoyer un champ de cactus près de Tuléar. Cinq ans plus tard, des milliers de zébus meurent de faim à des centaines de kilomètres de là. C’est toute l’histoire de l’Androy des années 1930, où une décision agricole française a déclenché la première grande famine « kéré » du Sud malgache.

À retenir

  • En novembre 1924, le botaniste Henri Perrier de la Bâthie expédie des cochenilles pour éliminer le cactus raketa des terres cultivables autour de Tuléar.
  • L’insecte échappe à tout contrôle et détruit 100 kilomètres carrés de végétation par an, décimant complètement l’espèce en cinq ans.
  • Le raketa constituait la réserve d’eau et de nourriture essentielle du bétail en saison sèche, son extinction provoque la famine de 1930-1931 et débute le cycle des famines kéré.

Sommaire

  1. Un insecte envoyé pour sauver des terres cultivables
  2. Cent kilomètres carrés détruits chaque année
  3. Le garde-manger des zébus disparaît
  4. La famine de 1930-1931, prémices du kéré

Un insecte envoyé pour sauver des terres cultivables

En novembre 1924, le botaniste Henri Perrier de la Bâthie expédie des boîtes de cochenilles vers la région de Tuléar. L’envoi se fait avec l’accord du gouverneur général Marcel Olivier, dans le but de dégager du cactus des terres cultivables autour de Tuléar, une zone de colonisation française, sans que l’insecte ne soit destiné à la région voisine de l’Androy où l’économie reposait sur la subsistance indigène. Le cactus visé, le raketa (un Opuntia), n’a pourtant rien d’une plante anodine pour les populations locales.

Cette variété avait été introduite bien avant. Ce cactus, importé par un comte français à partir de 1769, avait servi de nourriture de famine et de barrière contre le contrôle colonial dans le Sud de Madagascar, permettant aux résistants indigènes de tenir face aux Français pendant plus de vingt ans. avant d’être une catastrophe, le raketa avait été un allié des Antandroy contre la France elle-même.

Cent kilomètres carrés détruits chaque année

La cochenille échappe à tout contrôle. À la fin des années 1920, les épineux raketa sont décimés par les insectes cochenilles, qui détruisent la végétation à un rythme de 100 kilomètres carrés par an, si bien qu’en 1929 un rapport colonial français annonce « la mort du raketa ».

Cinq ans. C’est le temps qu’il a fallu pour rayer une plante entière du paysage.

L’ampleur du désastre dépasse largement les prévisions initiales. Cette famine a suivi la destruction surprenante et spectaculaire de l’espèce dominante de cactus par les cochenilles à la fin des années 1920, sur une zone représentant un septième de l’île, soit environ un sixième de la France, où vivaient alors environ un demi-million de personnes et peut-être deux millions de têtes de bétail. Un territoire grand comme plusieurs départements français, transformé en quelques saisons sèches.

Le garde-manger des zébus disparaît

Pour comprendre l’ampleur du choc, il faut savoir ce que représentait vraiment le raketa pour les éleveurs antandroy. Les « pasteurs du cactus » se sont retrouvés brutalement privés d’une plante extrêmement précieuse, qui offrait à leurs troupeaux d’épaisses clôtures protectrices, dont les fruits et l’eau constituaient un pilier pour les habitants, et dont les tiges brûlées fournissaient une source critique d’eau et de nourriture pour le bétail. En saison sèche, quand plus rien ne pousse dans l’Androy, c’était littéralement la réserve d’eau des zébus.

Les chiffres du bétail mort donnent la mesure du choc. Un rapport de l’époque, cité par l’historien Jeffrey Kaufmann de l’université du Wisconsin-Madison, évalue à environ 10 000 le nombre de bovins déjà morts dans l’Androy dès 1929, avant même que la grande famine n’éclate. Kaufmann souligne aussi comment l’introduction coloniale des cochenilles invasives a quasiment anéanti une espèce de figuier de barbarie très utilisée, essentielle aux pasteurs pour les clôtures, la nourriture et le fourrage du bétail.

Zébus affamés, troupeaux décimés, familles ruinées. La chaîne était enclenchée.

La famine de 1930-1931, prémices du kéré

La sécheresse suivante n’a laissé aucune marge de manœuvre. La famine meurtrière qui a frappé le Sud de Madagascar en 1930-1931 a suscité de nombreux commentaires écrits parmi les Français, tous surpris par la disparition dramatique de l’espèce de cactus dominante sous l’effet des cochenilles. Cette catastrophe marque le début du cycle des famines connues aujourd’hui sous le nom de kéré, un mot malgache qui reviendra régulièrement dans l’histoire de la région.

Le naturaliste Georges Petit, qui avait pourtant participé à l’introduction de la cochenille, nuance lui-même ce récit quelques années plus tard. Selon une analyse reprise sur le site spécialisé Cactuspro, il est aujourd’hui difficile d’affirmer un lien direct et exclusif entre la disparition de l’Opuntia et la famine de 1930, les recensements montrant par exemple un recul du cheptel de 31 % entre 1922 et 1923, alors que le cactus était encore abondant. La sécheresse, les structures économiques coloniales et les cycles climatiques ont sans doute pesé tout autant que l’insecte lui-même.

Il reste que les villages qui cultivaient encore de l’Opuntia après l’introduction de la cochenille semblaient moins touchés par la crise. Ce détail, presque anecdotique, en dit long : la plante qu’on avait voulu éradiquer pour libérer des terres agricoles était, dans les faits, la meilleure assurance contre la faim que possédaient les éleveurs du Sud malgache.

Sources : aljazeera.com | researchgate.net

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway